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Fanirisoa Ernaivo: acculée par la Justice, le CSM et la Police nationale

Fanirisoa Ernaivo: acculée par la Justice, le CSM et la Police nationale

Le ministère de la Justice, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et la police nationale ne sont pas restés insensibles, face aux propos virulents de la candidate Fanirisoa Ernaivo, mardi dernier, à Mahamasina.

A travers un communiqué, le ministère «déplore les déclarations malveillantes et incitant à la haine de la candidate à l’élection présidentielle Fanirisoa Ernaivo, à l’encontre des éléments des forces de l’ordre, soulignant à l’occasion le manquement à l’éthique et la violation de la législation électorale ainsi que des valeurs malgaches et républicaines par l’intéressée».

Par conséquent, le ministère «partage la douleur des familles et des collègues des inspecteurs de police, décédés dans l’exercice de leurs fonctions, suite à une vindicte populaire à Fénérive-Est, et leur présente ainsi les plus sincères condoléances». Il estime de ce fait que la collaboration avec les forces de l’ordre reste une condition sine qua non pour l’efficience de la justice.

Quant au CSM, il a aussi fait une déclaration «condamnant catégoriquement les propos déplacés à l’encontre de la valeur et la culture malgache, des droits de l’homme et du code de déontologie des magistrats». A son niveau, le CSM a fait savoir qu’il va prendre des mesures appropriées.

Le ministère de la Sécurité publique porte plainte

Egalement surpris par la tournure des évènements, le ministère de la Sécurité publique a décidé de porter plainte contre la magistrate Fanirisoa Ernaivo, pour ses propos incendiaires, auprès du tribunal de Première instance.

Pour la Police nationale, de tels propos ne font que créer le trouble au sein du pays, d’une part, mais marque, d’une autre, «un sentiment de non respect envers les défunts». Le mépris envers les forces de l’ordre n’est plus à rappeler.

Pour ces raisons, la Police nationale lance un appel à la prise de responsabilité des autorités compétentes, notamment la Haute cour constitutionnelle (HCC), le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM).

Constatant l’ampleur de ses propos, Fanirisoa Ernaivo a présenté ses excuses auprès des familles des défunts, mais campe sur ses positions, notamment sur les rôles des forces de l’ordre.

Tahina Navalona

 

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