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Changement climatique: les lémuriens directement menacés

Changement climatique: les lémuriens directement menacés

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) déplore, dans son rapport Planète Vivante 2018, une réduction de 60% des populations d’espèces sauvages, à cause de l’activité humaine. A Madagascar, les lémuriens, mammifères emblématiques de l’île, sont directement menacés.

Face à l’augmentation de la température, les habitats des lémuriens ne seront plus viables. Les animaux devront migrer pour survivre. Selon Harisoa Rakotondrazafy, chercheur au sein de l’ONG, interrogée par France Inter : «Face au changement climatique, on doit vraiment beaucoup investir dans la gestion des corridors forestiers, c’est-à-dire,  relier les forêts d’une zone à une autre zone pour vraiment faciliter cette migration des espèces vers ces refuges climatiques».

Les résultats du rapport de l’organisation intitulé «La vie sauvage dans un monde en réchauffement», publié au mois de mars dernier, affirment que même si nous limitons l’augmentation de la température de la Terre à 2°C- objectif des pays signataires de l’accord de Paris – la situation climatique sera insoutenable pour 25% des espèces de Madagascar. Or, de récentes projections tablent sur une augmentation de 2,6 degrés d’ici à 2055. Ce sera donc un désastre pour la biodiversité du pays, endémique à plus de 80%.

Des espèces en danger critique

Une aire protégée, déjà considérée par les scientifiques comme un refuge climatique pour ces primates, a été mise en place dans le parc national de Marojejy, situé au nord de l’île et classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Au cœur de cette forêt primaire humide vit le Simpona ou Propitecus soyeux, classé parmi les 25 espèces les plus menacées au monde. «Ils ne sont que cinq individus dans un territoire de 44 hectares», a fait savoir Mosesy Madiomanana, guide du parc national de Marojejy.

Et ce n’est pas un cas isolé puisque l’année dernière, à la même période, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a déjà classé dans sa liste rouge deux espèces de lémuriens emblématiques de Madagascar, à savoir le Maki (Lemur catta) et le Sifaka (Propithecus candidus).

Les scientifiques estiment que la population de Maki a diminué de 50% en 36 ans à cause de la dégradation continue de son habitat et le braconnage intensif. Quant au Sifaka, il vit dans les forêts du nord. Et, à ce jour, les scientifiques dénombrent environ 250 individus adultes, mais cette population tend à baisser à cause de la destruction massive de son habitat naturel et la chasse.

En attendant que les arbres des corridors forestiers artificiels poussent, l’urgence est de préserver les corridors existants et de stopper une déforestation galopante. En 2017, 510.000 hectares, soit 3,8% de la couverture forestière de l’île, ont disparu.

Arh.

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