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Meeting A Mahamasina: le collectif des candidats rate son tir

Meeting A Mahamasina: le collectif des candidats rate son tir

De 25 candidats au départ, ils étaient réduits à 19 au CCI Ivato. Ils n’étaient plus qu’ une dizaine hier à Mahamasina pour effectuer un soi-disant rapport à la population. Et à la grande surprise de tous, ils se sont pris aux forces de l’ordre à travers des propos incendiaires et ont perdu l’estime de bon nombre de citoyens.

Comme pour une campagne électorale, des artistes étaient également conviés au meeting du collectif des candidats qui en est réduit à une dizaine hier à Mahamasina. Mais malgré cela, les citoyens n’étaient pas au rendez-vous. Contrairement aux attentes des candidats anti-élections qui se sont réjouis de l’audience au CCI Ivato, la manifestation d’ hier a été un échec. Mais ce revers n’est rien, comparé aux propos incendiaires de la candidate Fanirisoa Ernaivo, qui s’en est prise directement aux forces de l’ordre. Apparemment, la mise en garde de la Préfecture de police lui est restée en travers de la gorge et les forces de l’ordre sur place en ont payé le prix. «Je sais que vous recevez des ordres mais ne vous étonnez pas par la suite si l’on vous tue», a-t-elle déclaré.

Enthousiasmée par les cris de la poignée de partisans sur place, elle a même osé «maudire» les forces de l’ordre. «J’ai presque eu de la compassion pour les trois policiers morts lynchés par la population, mais vous n’avez que ce que vous méritez», a-t-elle fait entendre. Et ses propos ne s’arrêtent pas là. «Attendez que la population vous attrape tous», a-t-elle poursuivi. Des propos méconnaissables de la part d’une magistrate, censée connaître les lois en vigueur.

De mal en pis

Dans tous les cas, celle-ci n’a pas manqué d’afficher son assurance sur le podium, quitte à se faire arrêter. «Arrêtez-moi si vous en avez le cran. Un préfet ne peut pas envoyer à Tsiafahy, cela ressort du Procureur. De plus, il n’y a pas de place pour les femmes à Tsiafahy», a-t-elle déclaré fièrement, pensant peut-être pouvoir jouir de ses prérogatives de magistrat. Elle semble également oublier que le Préfet de police en a déjà discuté avec le Procureur.

En agissant de la sorte, Fanirisoa Ernaivo ne fait que ternir l’image du collectif des candidats qui peine déjà à gagner en notoriété. Ce qui est sûr, c’est que les candidats en question s’effritent de plus en plus. 25 au départ, ils n’étaient que 19 au CCI Ivato et une douzaine hier à Mahamasina. Certains ont défendu que les signataires restent fidèles à la lutte malgré leur absence. On sait pourtant que des candidats parmi les signataires de l’accord d’Ivato continuent de faire campagne, malgré la résolution d’arrêter la campagne électorale. A la télévision, à la radio et même sur les réseaux sociaux, certains d’entre eux continuent de promouvoir leur candidature. Dans tous les cas, la manifestation est prévue se poursuivre ce jour.

Rakoto

 

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