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    Ultimatum des candidats anti-élections: la Primature imperturbable

    Ultimatum des candidats anti-élections: la Primature imperturbable

    L’injonction des petits candidats par rapport à la date des élections ne fait pas l’unanimité. Le Premier ministre reste d’ailleurs flegmatique.

    Le gouvernement prend en compte les facteurs qui influencent la tenue des élections du 7 novembre, notamment les manigances de certains candidats pour repousser la date des élections. Samedi dernier, le Premier ministre leur a répondu en notant que le droit de s’exprimer ne devrait pas utiliser à d’autres fins.

    «Face à l’ultimatum de 72 heures lancé par le collectif des candidats à la présidentielle, le Premier ministre a fait un appel pour que l’on ne prenne pas la vie de la nation en otage», rapporte à ce titre un communiqué de la Primature, en marge d’une action sociale menée dans le Fokontany d’Andranomahery Ankorondrano. Et d’ajouter que  «les textes réglementaires régissant les élections ouvrent à chaque candidat la faculté d’ apporter des remarques  techniques sur le processus électoral», sans pour autant avoir  «des  visées politiques».

    Respect de la Constitution

    Vendredi dernier en effet, des candidats, dont la popularité reste relative, ont remis à la Haute cour constitutionnelle (HCC) et au président de la République par intérim les résolutions de leur soi-disant «conférence souveraine». Ils ont ainsi donné 72 heures aux responsables étatiques pour prendre une décision relative à leur requête. Personne n’est cependant dupe car leurs résolutions visent à repousser la date des élections à travers la réouverture de la liste électorale. Une idée qui a pour objectif de semer le doute auprès de la population, dans un contexte tendu de la campagne électorale. Et sans attendre, le Premier ministre a expliqué samedi que «des mesures ont déjà été prises par la Ceni pour l’identification des doublons, et parallèlement, un système de basculement automatique vers une liste rouge est utilisé pour les cas relevés».

    Aussi étrange que cela puisse paraître, à quelques jours de la date du premier tour, le Chef de l’Etat par intérim prévoit de rencontrer les principales parties prenantes aux élections pour voir de près les doléances de ces  candidats. Tout le monde s’accorde pourtant à dire que la date des élections doit être maintenue dans le cadre du respect des textes règlementaires, notamment la Loi fondamentale.

    Comme l’a rappelé récemment un élu du Sud, l’article 5 de la Constitution stipule que le pouvoir appartient au peuple (…) et qu’il n’existe aucun groupe ni entité qui pourrait user à ses fins ce pouvoir. Selon ses dires, «s’associer pour réclamer le report de l’élection revient à une tentative de coup d’Etat, d’autant que la Constitution stipule que le mandat présidentiel à Madagascar dure 5 ans, un temps largement suffisant pour les futurs candidats pour se préparer». Si ces soi-disant candidats n’ont pas eu le temps de se préparer durant toutes ces années, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

     

    Rakoto

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