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Secteur agricole: l’agrobusiness, une alternative de développement

Secteur agricole: l’agrobusiness, une alternative de développement

Madagascar est un pays à vocation agricole, avec 8 personnes sur 10 vivant directement de la terre. Mais le secteur primaire a du mal à décoller. L’idée de la promotion de l’agrobusiness intéresse plus d’un.

En dépit de son potentiel agricole, le pays est encore loin de l’autosuffisance alimentaire, faute d’une économie de subsistance prédominant dans les campagnes malgaches. Le secteur agricole ne contribue que timidement au Produit intérieur brute (PIB) du pays, avec une part oscillant aux alentours de 30%, plus importante que l’industrie, certes, mais loin derrière le secteur des services.

Jusqu’ici, la performance de l’économie résulte de la vigueur des secteurs secondaire et tertiaire. Les statistiques montrent que de 2014 à 2017, ces deux secteurs ont respectivement une croissance annuelle moyenne de 7,26% et de 4,56%, selon les données de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) et relayées par la Chambre de Commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA). Par contre, la difficulté rencontrée par le secteur primaire a handicapé la situation globale. Le secteur primaire a eu une croissance négative moyenne de -0,03% pour la même période.

A l’image de la riziculture qui peine à satisfaire les besoins locaux, le temps s’est arrêté pour l’agriculture malgache. Résultat, le pays continue d’importer du riz chaque année et ses prix ne cessent d’augmenter. Les derniers chiffres de l’Instat montrent que Madagascar a importé au total  250.000 tonnes de riz en 2016 et 570.000 tonnes en 2017.

Les initiatives ne manquent pas

Mais bon nombre d’investisseurs proposent aujourd’hui la vulgarisation de l’agrobusiness, l’agriculture contractuelle plus précisément. Dans ce sens, les investisseurs aident les paysans dans leurs cultures et élevages en leur fournissant au préalable des agrofournitures, semences et petit matériel nécessaire à la production. Puis, ils s’engagent à acheter la récolte. Ce modèle d’agrobusiness fait actuellement ses preuves.

Néanmoins, Madagascar dispose désormais de sa Stratégie nationale de développement de l’Entrepreneuriat rural (SNDER). Le document en question a été validé par les parties prenantes au début de ce mois. En somme, cette stratégie devrait permettre aux agriculteurs de s’imprégner de l’esprit entrepreneurial et de se tourner davantage vers l’entrepreneuriat rural.

 

Arh.

 

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