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Madagascar il y a 100 ans

Inauguration du monument élevé à la mémoire du Général Gallieni à Tamatave (15)

(Suite.)

Au lendemain de la guerre, nous assisterons dans le monde à un formidable mouvement d’affaires. Quelle piètre figure sera la nôtre si nous ne nous mettons pas, autant que faire se peut, en état d’en profiter.

Ne nous exposons pas à revoir, comme j’ai eu le dépit de le constater, les navires refuser de toucher Madagascar parce que nos rades sont incertaines, que le défaut d’outillage rend leurs opérations trop coûteuses et trop longues.

Pour supporter la concurrence, nos produits ne doivent pas être obligés de s’éterniser dans les magasins où ils dépérissent.

Le temps presse, hâtons-nous si nous ne voulons indéfiniment végéter, hâtons-nous si nous ne voulons pas, pour éviter aux générations futures une charge d’ailleurs équitable, compromettre ou réduire à néant l’héritage qu’elles ont le droit d’espérer.

Je ne pose pas le fait en principe, c’est un fait d’expérience : lorsque le contribuable voit s’exécuter et s’utiliser sous ses yeux le travail dont il doit faire les frais, il arrive quelquefois qu’il en est fier, en tout cas il ne s’en montre pas contrarié.

Il ne peut pas s’agir d’ailleurs d’apporter aveuglément de profondes perturbations dans le régime fiscal que Gallieni a si prudemment organisé. Non seulement il convient de conserver  «le rôle économique et social» qu’il avait voulu lui faire jouer mais, puisque des modifications ou des innovations s’imposent, il n’est pas impossible de concevoir qu’elles prennent le caractère d’encouragement aux progrès de la colonisation, à la mise en valeur rationnelle des ressources de la Colonie.

Il faudra arriver à sauvegarder la production du bétail qui constitue la principale richesse du pays.

Il ne devra plus être possible de procéder impunément à l’abattage sans scrupule des forêts, au risque de transformer ce pays en un véritable désert. Les terres propres à la culture ou à l’élevage, les gisements miniers qui ne doivent pas devenir des placements gratuits de spéculations à long terme, ne devront plus demeurer inexploités.

(À suivre.)

Journal officiel de Madagascar et dépendances

www.bibliothequemalgache.com

 

 

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