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Ce leader là, il est inquiétant

Ce leader là, il est inquiétant

Ce leader là, il est inquiétant« Ce n’est qu’après avoir déposé notre candidature que nous avons eu la possibilité de faire des analyses de fond du processus électoral, d’avoir accès aux coulisses des préparatifs ». Cette déclaration est faite par un candidat à la présidentielle du 7 novembre. S’il s’agissait d’un simple candidat, on aurait pu lui accorder le bénéfice du doute. Car il se pourrait qu’il ne sache pas encore le contenu des textes électoraux, qu’il ne sache pas que la Ceni organise régulièrement un cadre de concertation avec les parties prenantes aux élections.

Mais malheureusement, c’est l’ancien président de la Chambre basse qui l’a faite haut et fort. C’est quand même ahurissant, n’est ce pas ? Après avoir passé cinq ans au perchoir de l’Assemblée nationale, il ne savait donc rien de la liste électorale et, pire encore, il n’avait pas la faculté de faire des analyses de fond du processus. Il faut savoir que tous les projets de texte à adopter passent à l’Assemblée nationale et que les lois électorales disposent qu’il existe des dates relatives à l’ouverture et à la fermeture de la liste électorale. Si un simple journaliste sait que cela existe, comment se fait-il alors qu’un président de l’Assemblée nationale, de surcroît numéro un d’un parti politique, n’en sait rien ? – Si ce n’est que de prendre la population pour des ignares.

D’ailleurs, s’il n’avait pas la capacité d’analyser le processus électoral durant tous ces temps, c’est dire qu’il n’aura sûrement pas la capacité de prétendre à d’autres fonctions plus importantes, comme la magistrature suprême. Il faut signaler que la présidentielle n’est ni la députation, ni les communales et  encore moins être chefs de province. Dommage que le Leader Fanilo soit tombé si bas.

«Notre pays a besoin d’apaisement et de cohésion sociale, choses qu’il ne retrouve guère jusqu’à maintenant. Donc je me sens avoir le devoir d’apporter ma pierre à l’édifice pour servir mon pays et le sortir de la situation dans laquelle il se trouve actuellement», avait-il pourtant déclaré en marge de sa déclaration de candidature à la HCC. A voir de près les activités des soi-disant candidats récalcitrants par rapport à leur tentative de vouloir repousser les élections, il semble en tout cas que  c’est loin d’apaiser la situation et encore moins de renforcer la cohésion sociale.

Rakoto

 

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