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Pérégrinations hebdomadaires: économie de cartouches

Les petites écuries ont quasiment disparu des radars sans doute dans le souci d’économiser leurs carouches elles ont privilégié de jouer la discrétion. Même les candidats disposant d’artillerie lourde ont levé le pied, se satisfaisant d’assurer une présence dans la rue,  histoire de marquer leur territoire voire façon de manifester la conviction  d’appartenir à un groupe de favoris qui mènent course en tête.

Pour l’instant toutefois un groupe de 20 à 25 candidats parvient quelque peu à détourner l’objet des débats, ces candidats tentent de semer le trouble en jetant le doute à propos de la rectitude de la liste électorale, ils ont posé un ultimatum en laissant planer le suspens sur ce qui adviendrait si au terme des 72 heures aucune initiative n’était prise dans le sens d’une révision des listes électorales.

Avancer l’apparition des troubles pour reculer l’échéance de la tenue de l’élection

L’opinion se partage, les candidats se divisent. Derrière le mouvement qui réclame une révision de la liste électorale, avance l’idée du report des élections. Il apparait évident que la révision des listes électorales induit nécessairement l’annulation de la tenue de la présidentielle le 7 Novembre2019. Hypothèse que rejettent naturellement ceux qui se sont engagés corps et âmes et biens dans la bataille, il se trouve que les récalcitrants à la tenue le 7 Novembre sont moins bien préparés à mener le combat, ce qui n’enlève rien au sérieux des arguments qu’ils avancent, mais constat qui les fragilise du fait que les handicaps qu’accusent leurs positions  dans la course favorisent les doutes à propos de leur initiative, doutes que leurs adversaires ne manquent pas de présenter sous forme de suspicion légitime voire d’en faire des motifs d’accusation. Même s’il ne s’agit pas de trancher sur ce sujet, on ne peut que se résoudre à constater que le conflit prend en otage les élections alors que d’un côté comme de l’autre on se targue de prendre la défense de la démocratie. Que réserve la semaine prochaine ? Ça pourrait tout autant sonner le glas que constituer la dernière ligne droite. Dans cette dernière hypothèse assisterait-on à un concours de concerts de tapages ou bien aurait-on la chance de participer à un spectacle de débat d’idées qui contribuerait à réfléchir sur le choix à faire.

Peu de chance pour une véritable bataille d’idées

Certes quelques candidats présentent des projets de développement bien ficelés qui retiennent l’attention et captent des élans de sympathie. Mais leur présentation ne parvient pas toujours à convaincre les petites gens qui ne comprennent rien aux nuances d’autant plus que les moyens et méthodes pour mettre en œuvre ne paraissent pas de façon évidente. Dans leur majorité les candidats, sans doute faute de préparation ne combattent pas sur le même terrain, à l’étage inférieur nombreux se satisfont de reprendre des thèmes usés et râpés à force d’avoir servi d’attrape-mouche dans le passé à nombre de candidats patentés médiocres. Dans le genre il en est un qui fait de relever le niveau de vie son objectif essentiel, plus original tu meurs ! Fidèle à lui-même, il livre le secret pour réussir à réaliser cet objectif : booster la création d’emplois. Eurêka ! Empli de suffisance pour avoir découvert la formule il oublie de livrer le mode d’emploi et le guide du parfait petit créateur d’emplois. Style d’un naïf bienheureux qui, comme certains adeptes des réseaux sociaux, avec générosité aime partager des rêves qu’il considère projets. Le pire s’agissant d’un candidat récidiviste, il semble retenir de sa première expérience l’opportunité qu’il en a tirée pour avoir pu monnayer le score qu’il a obtenu contre promesse d’un poste juteux.

Ce n’est pourtant pas la matière pour faire mouche qui manque. Il n’y a même pas demander à l’imagination de faire des prouesses, il suffit de se pencher sur l’actualité.

Les faits du quotidien qui intéressent le public

La folie d’une foule qui dans la rue se proclame tribunal populaire constitue un événement alarmant. Pourtant tant le phénomène se répète que toute manifestation du genre ne fait plus nécessairement événement, et que l’opinion ne s’arrête plus à s’en alarmer. Lorsque la dérive arrive à des exécutions expéditives, la situation se fait d’une grande gravité. La fréquence de pareils actes réduit ceux-ci au rang de banalités du quotidien inaptes à soulever un quelconque émoi populaire. Mais lorsque le réflexe des populations d’avoir à tout suspecter et la furie des foules conduisent à l’exécution expéditive de deux policiers en mission, la réalité dépasse la mesure, la société est malade et les candidats trouveraient grâce à proposer des soins appropriés. La population serait en effet flattée et enchantée de constater des candidats au fait des problèmes qui surgissent au sein de la société et de les voir soucieux à en apporter des solutions. Ce ne sont pas les grandes idées qui font toujours les meilleures recettes.

Léo Raz

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