Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Madagascar il y  a 100 ans: inauguration du monument élevé à la mémoire du Général Gallieni à Tamatave (13)

(Suite.)

En un temps où l’utilisation de plus en plus répandue des machines décuple la valeur de l’homme, nos établissements feront ainsi de leurs élèves ces ouvriers qu’il comptait voir à la sortie de « l’école, trouver aussitôt un emploi dans l’agriculture ou l’industrie ».

D’ailleurs, bien que les besoins n’augmentent que lentement, le prix de la vie hausse. Désormais, l’ouvrier qui produira davantage devra sans difficulté être mieux rétribué qu’il n’a pu l’être par le passé.

Aux employeurs de ne l’affecter qu’aux seules besognes qu’il doit accomplir. Là où il fait l’office d’une machine, il faut que l’animal ou la machine, quelle qu’elle soit, le remplace.

N’est-ce pas un décevant spectacle que celui du travail qui, dans bien des industries modernes ou sur des routes récentes, admirablement tracées, s’effectue selon des pratiques primitives, gaspillant l’effort humain alors que la nature a doté le pays des forces innombrables, que la science de nos ingénieurs et les ressources de nos capitalistes pourraient utilement discipliner.

« L’absence de bonnes voies à grand rendement dans ce pays où les communications entre les régions côtières et celles du centre sont rendues difficiles par les obstacles naturels, constituait la plus grosse entrave à une exploitation raisonnée des richesses agricoles et minérales de la Grande Île ».

En moins de quatre ans, Gallieni faisait construire la route de l’Est, de Tananarive à Mahatsara ; en moins de trois ans, la route de l’Ouest, de Tananarive à Maevatanana ; dans le même temps, la route du Sud, de Tananarive à Fianarantsoa, que devait continuer peu après la prolongation de Fianarantsoa à Mananjary et qui devra se compléter dans le plus proche délai possible jusqu’à l’extrême Sud d’une part, et jusqu’au Sud-Est de l’autre : desservir Tulear et Farafangana. Il y a là des régions qui à tous les points de vue méritent de n’être pas négligées.

Combien d’autres routes furent entreprises ou ouvertes simultanément, qui font partie du réseau qu’il appelait secondaire, mais qui n’en ont pas moins présenté un réel intérêt, mettant en communication entre eux des centres importants, et développant considérablement le mouvement des affaires.

 

(À suivre.)

Journal officiel de Madagascar et dépendances

www.bibliothequemalgache.com

 

 

Les commentaires sont fermées.