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Chronique: plaidoirie aggravante

Projets, programmes et autres objectifs font l’essentiel de la panoplie d’arguments que développent les candidats à l’élection présidentielle. En prime les anciens chefs de l’État et anciens premiers ministres disposent du bilan de l’exercice de leur mandat respectif, bilan qu’ils ont loisir de rappeler au bon souvenir des électeurs. Arme à double tranchant évidemment, parmi ces vernis il en est l’un ou l’autre dont la balance penche davantage du côté des résultats peu flatteurs. Ces résultats se mesurent certes de façon objective, on peut même procéder à des constats pour en prouver la matérialité et à des études pour en évaluer l’efficacité. L’un de ces candidats, un peu paniqué peut-être par sa campagne de séduction patiner dans la conquête de la sympathie de la population, interpelle l’opinion à faire preuve d’objectivité, et plaide pour un jugement dans lequel on tient compte des réalisations. Quelles réalisations, Monsieur mon frère l’Ex ? Ainsi que s’insurgeraient à le dire les cousins du Continent. Même en ce domaine il y a matière à discuter, qu’il s’agisse de la rectitude des procédures et de l’usage des financements que de la bonne forme de la réception de conformité des ouvrages… Mais au-dessus de ces réalités, il est une perception, peut-être subjective, mais essentielle, le ressenti qu’en éprouvent les gens. Souvent pour convaincre on se réfère à ce fameux taux de croissance en le présentant comme une preuve indiscutable, aussi souvent pourtant ça ne parle pas plus à la population que la mesure dont chacun dispose et qui est celle de la quantité de riz pour remplir son assiette. Ces messieurs-dames les candidats oublient parfois qu’une fois élu celui qui aura cette chance n’aura pas la seule charge d’aligner des chiffres, mais que le peuple lui donne pour première mission de lui assurer les conditions d’un mieux-vivre. Qu’importerait en effet à la population de savoir que l’économie du pays prend de belles couleurs si dans sa majorité elle broie du noir en raison des conditions de vie qu’on lui fait siennes. C’est le cas actuellement, la totalité des réalisations sur lesquelles Monsieur notre frère l’Ex veut retenir l’attention, ne pèse pas lerche face aux difficultés croissantes qui sont aux yeux de l’opinion les conséquences d’une mauvaise gouvernance voire d’une coupable gestion. Il faudrait faire fissa pour espérer convaincre autrement, peut-être à trouver de quoi provoquer d’avance un frisson à défaut de pouvoir se référer à un ressenti qui n’a été que négatif.

 

Léo Raz

 

 

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