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Candidats anti – élections: la politique de la honte

Candidats anti – élections: la politique de la honte

Si 26 candidats ont signé l’accord politique à Nanisana, 19 candidats seulement étaient présents hier au CCI Ivato lors d’une conférence souveraine à huis clos. Une résolution a été prise et autant dire que…

Les candidats anti-élection et leurs moutons de panurge continuent à charger la mule. Sans honte aucune et poussé par cette envie aveugle et utopique de faire capoter le processus électoral, ce collectif s’est à nouveau couvert de ridicule en organisant hier, au Centre de conférence international Ivato (CCI) une conférence souveraine. La risée des millions d’électeurs.

En deux temps trois mouvements, ces candidats ont adopté une résolution grotesque réclamant encore et toujours la réouverture de la liste électorale. A ce sujet, ils ont même donné un ultimatum de 72 h au gouvernement avant de passer à l’étape supérieure. Interrogés sur le sujet, les leaders de ce collectif se contentent d’une réponse de Normand.

Et comble de l’ironie, Didier Ratsiraka et consort entendent déposer cette résolution auprès de Rivo Rakotovao, qui à titre de rappel, arbore le statut de président par intérim, doté d’un pouvoir très limité. Alors qu’il appartient au gouvernement de veiller au bon déroulement des élections.

La Ceni et la HCC sont également parmi les destinataires. Alors qu’avant même l’annonce de cette résolution sans fondement légal ni légitime, elles ont déjà fait savoir à ces candidats, conforment à la loi en vigueur, leur disposition inébranlable à donner corps à l’élection du 7 novembre. En un mot, c’est une façon de dire que ni l’une ni l’autre ne vont pas tenir compte des tenants et aboutissants de cette soi-disant résolution. Il ne faut pas demander la lune.

Arrêt de la campagne électorale

Le seul point compréhensible de cette résolution est que ces candidats vont arrêter leur campagne électorale. A quoi bon d’ailleurs car la plupart d’entre eux, après leur éligibilité, n’ont pas vraiment l’intention de battre la campagne. Leur candidature a pour objectif de priver les Malgaches de leur droit fondamental : choisir leur président par le biais d’un processus démocratique.

D’après l’opinion publique, leur présence sur le devant de la scène de la propagande n’est guère indispensable. Quand des candidats n’ayant même de projet de société,  n’ont qu’une seule idée fixe en tête, celle d’instaurer un gouvernement «neutre», il y a anguille sous roche.

Tahina Navalona

Le Premier ministre Christian Ntsay a tenu à rappeler aux candidats qu’ils ont signé un engagement lors de leur dépôt de candidature selon lequel ils respecteraient la Constitution et les textes en vigueur.

Pour le Premier ministre, la décision des candidats de tenir cette conférence souveraine relève du domaine politique et non technique. «Comment se fait-il que ces derniers ne se mobilisent qu’à deux semaines des élections ?», s’est-il interrogé. Selon lui, chacun est libre de s’exprimer, dans la limite toutefois du respect des règles en vigueur. Pour sa part, la Ceni a indiqué qu’elle va se conformer aux textes en vigueur et aux institutions compétentes, à savoir la HCC et le gouvernement.

 

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