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Madagascar il y a 100 ans: inauguration du monument élevé à la mémoire du Général Gallieni à Tamatave (11)

(Suite.)

Du fonctionnement régulier de ce service dépend, non pas seulement l’avenir, mais l’existence presque au jour le jour de la Colonie : les soins médicaux aux malades sont le devoir essentiel que notre mission civilisatrice nous impose. Aveugle qui ne voit pas qu’ils sont le premier et le principal fondement de notre influence, que nous sommes appelés à tirer avantage de tout ce qui aura permis à nos sujets de résister aux fléaux qui les ont jusqu’ici décimés.

Directs ou indirects, d’échéance proche ou lointaine, il n’est pas de moyens auxquels je ne recourrai pour prévenir les maladies, diminuer la mortalité, augmenter l’insuffisante densité de la population.

Au fur et à mesure que de pareils progrès se réaliseront, s’atténuera peut-être jusqu’à un certain point la cause des doléances que je ne cesse d’entendre exprimer, je le dis sans acrimonie, sur ce qu’on appelle la crise de la main-d’œuvre.

Chefs d’exploitations agricoles, – car c’est vous qui courez le plus réel danger – vous avez choisi sur un point quelconque de la Colonie une terre où vous avez jugé pouvoir faire fructifier votre effort. Vous l’avez plantée avec l’aide des indigènes qui étaient là quand vous vous êtes établis. Vous avez compté sur eux pour entretenir, puis pour récolter. Ils vous manquent. Pourquoi ? Ils ne sont pas liés. Un contrat sans sanctions eût été inutile. Il leur plaît de ne pas travailler. C’est votre effort perdu, non pas seulement pour demain, mais peut-être pour toujours, non pas seulement pour vous mais pour tous la collectivité à qui le travail de chacun profite !

Je suis prêt à chercher comment, sans manquer de respect aux principes de liberté, on pourra remédier à cette situation qui a été un des principaux sujets de préoccupation du Général Gallieni pendant toute la durée de son gouvernement. Je ne vois rien qui l’ait davantage absorbé – 14 arrêtés en font foi – jusqu’à la conclusion qu’il y a donné, peu de temps avant son départ, lorsqu’il admit les indigènes, suivant son expression, au régime du droit commun.

(À suivre.)

Journal officiel de Madagascar et dépendances

www.bibliothequemalgache.com

 

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