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Chronique: des journées de braises

Encore des moments difficiles, des jours sous menace d’une grande gravité que la période actuelle. Difficile d’évaluer le rapport de forces entre ceux qui défendent le maintien des dates arrêtées pour la tenue de la présidentielle, et ceux qui le combattent dans la perspective d’en obtenir le report à date ultérieure. Des deux côtés chacun avance des arguments soit que l’on habille de légalité soit que l’on pare de légitimité. Sans nécessairement vouloir les départager, on ne peut ignorer le constat que désormais le ver est dans le fruit, quelle qu’en soit l’issue le danger plane. La décision, fruit d’une concertation, de tenir cette élection et de s’en remettre aux institutions mises en place pour en assumer l’organisation risque de tomber caduque, en conséquence de quoi une autre nécessité de mener une nouvelle concertation… Une boîte de Pandore contenant des poupées gigognes. Même s’il est faux de prétendre que le peuple exprime grande impatience à élire son président, à l’inverse aucun signe ne permet de croire qu’il rechigne à voter dans les conditions qui sont. A l’égal d’une annulation d’un mariage la veille de sa célébration, se posent nombre de problèmes s’il s’agit de différer la tenue des élections quelques jours (une quinzaine) avant la date convenue. Même si on ne peut s’arrêter à ne considérer que les déboires matériels qu’un ajournement provoquerait (autant de dépenses publiques que d’investissements privés) on ne peut ignorer l’équivoque du point de vue juridique dont une telle reculade entacherait toute solution quelle que soit celle-ci. Une élection différée a peu de chance de faire mieux que celle dont on prépare la tenue le 7 Novembre. On pourrait condamner à l’avance les résultats de celle-ci, comme frappés d’une malédiction devant engluer le pays dans la continuité d’un système estampillé médiocrité, à l’opposé, toute solution inverse ne saurait faire apparaître que situation pire, style « transition » formule honnie par tous. On incline davantage à craindre un coup d’état qu’à espérer un coup d’éclat, difficile de croire en un coup de génie quand déjà la gestion d’une situation passable embarrasse.

D’élection il est vrai que l’on risque d’en faire une simple formalité, qui ne présente d’avantage qu’entretenir la médiocrité sans les risques d’occasionner une autre crise. Ce n’est pas la panacée évidemment. Pour sortir de la panade actuelle il n’y a qu’une révolution, seul le peuple détient la légitimité de l’initier et d’en déterminer la forme.

Léo Raz

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