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Madagascar il y a 100 ans: inauguration du monument élevé à la mémoire du Général Gallieni à Tamatave (9)

(Suite.)

Pour couronner son œuvre, il nous dota encore de l’assistance médicale indigène dont les représentants donnent gratuitement soins et médicaments aux malheureux qui lui doivent souvent le retour à la vie.

Pour toutes ces belles et grandes choses, bienfaits dont nous jouissons à chaque instant, renouvelons en ce jour mémorable l’expression de notre impérissable reconnaissance à la mémoire de notre regretté Général Gallieni et notre profonde gratitude à la France notre Mère-Patrie.

Je termine en m’inclinant respectueusement vers son image pour m’écrier :

Honneur et gloire à la mémoire de notre immortel bienfaiteur Gallieni !

Vive la France !

Vive Madagascar !

Discours de M. le Gouverneur Général

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

La mort du Général Gallieni a doublement frappé Madagascar !

La Colonie a pris sa part de la douleur nationale : elle s’est associée au deuil qui privait la Patrie, en un moment critique, d’un de ses plus éprouvés défenseurs.

Quels regrets n’y a-t-elle pas ajoutés pour la perte du chef éminent qui l’a créée, qui a dirigé ses premiers pas et à qui elle a conscience de devoir ce qu’elle est !

C’est au milieu de vous que Gallieni a passé la plus longue étape de sa brillante carrière. Les hommes, ni les choses, ne paraissent avoir sensiblement changé.

Des points les plus éloignés de la brousse, au cœur des villes qui se développent, son souvenir, son nom sont partout.

Et pourtant c’est plus que les quinze jours du poète, c’est quinze ans qui, depuis son départ, se seront prochainement écoulés.

L’édifice est bâti il est vrai sur de puissantes assises. L’administrateur a égalé le soldat. On lui voit déployer le même sang-froid, la même méthode, l’incomparable clairvoyance, l’énergique ténacité qui par ailleurs ont déjà fait leur preuve.

En neuf ans de labeur, le résultat est tel que si la part prépondérante qu’il a prise à la vie de la Marne ne lui avait pas assuré une gloire impérissable, l’œuvre ici accomplie eut amplement suffi à immortaliser l’ouvrier.

 (À suivre.)

Journal officiel de Madagascar et dépendances

www.bibliothequemalgache.com

 

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