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Accord politique à Nanisana: une démarche anti-démocratique

Accord politique à Nanisana: une démarche anti-démocratique

Tenue d’une conférence souveraine, mise en place d’un nouveau gouvernement et création d’une Cour électorale spéciale. Telles ont été les résolutions prises, par le collectif des candidats, à Nanisana au siège de la Ceni, vendredi dernier. Mais, de quel droit ?

En effet, être candidat ne donne pas le droit de décider à la place de tout un peuple. Cela d’autant que ce genre de décision relève d’un domaine plus élevé, mais n’incombe pas aux candidats à la présidentielle. Heureusement, certains ont pu s’apercevoir de la supercherie et n’ont pas hésité à qualifier cette initiative de coup d’Etat, à l’image de Rolland Ratsiraka.

Dans tous les cas, cette réunion aura permis d’ouvrir les yeux des citoyens sur les vrais visages des candidats, notamment ceux qui voudraient une fois encore  partager le pouvoir sans passer par les urnes.  D’autant que ces résolutions n’ont aucune force exécutoire. Sous cet angle, il s’agit d’un acte anticonstitutionnel vu que l’alternance démocratique prenne forme. Le 7 novembre, c’est-à-dire dans 16 jours, les Malgaches se rendront aux urnes.

La retransmission en direct sur les chaînes nationales de ce débat honteux a fait tomber le masque de ces candidats qui n’ont pas de cran à affronter le verdict des urnes. D’ailleurs, cette initiative n’a pas eu l’accord du chef du Gouvernement, mais relève plutôt du ministre de la Communication du personnellement. Après la fin mandat de l’ancien occupant d’Iavoloha, certains y trouveraient-ils encore avantage à procéder à une nouvelle transition ?

A quoi joue la Ceni ?

D’autre part, le comportement du président de la Ceni laisse à s’interroger. Ce dernier, après avoir écouté les doléances des candidats, s’est permis de les orienter vers un accord politique pour soutenir leur intention. Ce qui n’a aucun sens étant donné que cela n’aboutira à rien et encore moins à l’ouverture de la liste électorale.

Il faut d’ailleurs noter que même la HCC a rejeté la requête des candidats sur ce point. Le patron de la Ceni semble ainsi s’écarter de ses attributions, restreintes à l’organisation des élections.

Quoi qu’il en soit, il est clair que les candidats en question ne souhaitent que mettre en place un régime transitoire. Si cela ne tient qu’à la liste électorale, plusieurs recours seront possibles, par voie d’ordonnance pour les absents de la liste et par simple vérification pour les doublons.

Rakoto

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