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Grand Sud: un nouveau phénomène El Niño à craindre

Grand Sud: un nouveau phénomène El Niño à craindre

D’après les prévisions, la sécheresse  frappera de nouveau la partie Sud du pays. L’insuffisance de précipitation durant la campagne agricole 2017-2018 sera conjuguée avec un phénomène El Niño, qui se développe tout au long de cette année, avec un pic intensité entre janvier et février 2019.

Le pire est encore à craindre dans le Sud. Les conditions météorologiques risquent d’anéantir les efforts menés depuis 2016.

Des réponses multisectorielles ont certes été données pour faire face aux effets d’El Niño. Les situations humanitaires dans cette partie de l’île connaissent une amélioration significative notamment depuis juin 2017. Pourtant, le manque prolongé de pluies, dû à la persistance de la sécheresse, durant la campagne agricole 2017-2018, crée un nouveau choc.

«Cette défaillance de la pluviométrie sera sans doute aggravée par un phénomène El Niño, qui se plane de nouveau sur cette partie de l’île», a rapporté hier un communiqué conjoint du Gouvernement et du Comité Permanent Inter-Agences ou (IASC).

Bien que ce phénomène soit estimé plus faible et de plus courte durée par rapport à sa dernier apparition, avec une probabilité de 65 à 70% du début vers la fin de cette année,  il connaîtra un pic intensité entre les mois de janvier et février 2019, une période qui se situe au cœur de la période culturale. Ces situations vont certainement conduire à une baisse conséquente de la productivité.

D’après les résultats préliminaires de l’enquête nationale annuelle sur la sécurité alimentaire et la production agricole (CFSAM), menée entre juillet et août en effet, des pertes énormes en production des trois cultures principales pour le Grand Sud par rapport au reste du pays sont enregistrées. Lesquelles se situent entre 50% et 90% par rapport  aux niveaux de production de 2017 et les moyennes des cinq dernières années.

664.500 personnes en phase de crise

Les impacts de la défaillance de la précipitation se font déjà sentir, notamment dans le district de Beloha, qui est classé en phase «urgence» par le Cadre intégré de classification de l’insécurité alimentaire (IPC), mené au mois de juin.  D’après cette analyse, dans le Grand Sud, 289.900 personnes sont classées en phase «urgence» et 664.500 autres  en phase «crise». Des ménages ont alors commencé à adopter des mesures d’adaptation pour y faire face, en optant notamment pour une migration précoce.

De leur coté, le Gouvernement et ses partenaires mettent en oeuvre dans le district de Beloha des réponses multisectorielles ciblées depuis juin, en effectuant, entre autres, des assistances alimentaire, sanitaire et agricole. Et lors d’une descente sur les lieux le 4 octobre, en vue de voir l’évolution de la situation, le Premier ministre Christian Ntsay a octroyé 115 t de riz, 20 t de légumineuses et trois réserves d’eau en faveur de la population. A cette occasion, le numéro un de la Primature a fait appel aux partenaires  et au secteur privé pour renforcer ces réponses en cours.

Recueillis par Fahranarison

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