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Droit de l’environnement: renforcement des capacités des acteurs de la société civile

Droit de l’environnement: renforcement des capacités des acteurs de la société civile

Madagascar dispose d’une multitude de textes et lois en matière de protection de l’environnement. Mais, leur application fait souvent défaut. Dans le cadre de l’initiative «Ressources partagées, solutions communes (SRJS)», plusieurs acteurs de la société civile participent depuis hier à l’hôtel Grand Melis Analakely, à un atelier de renforcement de capacités en droit environnemental.

Les trafics et exploitation illicite des ressources naturelles font la renommé de Madagascar dans le paysage de la biodiversité mondiale. «Le manque de moyen et de volonté politique des dirigeants étatiques justifie, entre autres, la difficile application des textes pour enrayer ces pratiques. Le budget alloué à la protection et à la préservation de l’environnement ne dépasse pas 1% du budget général de l’Etat, avoisinant les 7.000 milliards d’ariary, alors que la valorisation du capital naturel figure dans les axes stratégiques du Plan national de développement (PND)», a déploré hier Ndranto Razakamanarina, président du conseil d’administration de l’Alliance voahary gasy (AVG), à l’occasion de la cérémonie d’ouverture.

Durant l’atelier, il est question à la fois d’informer et de sensibiliser les acteurs de la société civile sur les cadres juridiques visant la protection de l’environnement à Madagascar. Ce qui devrait leur permettre de mieux s’approprier de leurs rôles et de leurs responsabilités dans le développement et la mise en œuvre du droit de l’environnement ainsi que d’outiller ces acteurs sur les contentieux de l’environnement à Madagascar.

«Autrement dit, il s’agit d’appuyer les membres de la société civile dans leur mission de plaidoyer et de lobbying en matière de protection de l’environnement», a-t-il expliqué.

L’initiative SRJS

Organisé en partenariat avec le ministère malgache en charge de l’Environnement et le bureau de la FAO à Madagascar, cet atelier de deux jours réunit au total une trentaine de participants-bénéficiaires issus du réseau de partenaires et OSC de SRJS Madagascar.

A noter que l’initiative SRJS, financée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) des Pays-Bas et WWF, mise en œuvre entre 2016-2020 dans 16 pays à faible et moyen revenu, dont Madagascar, cherche à «assurer la durabilité des biens publics mondiaux (BPM) basés sur les écosystèmes, notamment l’approvisionnement en eaux, la sécurité alimentaire, la biodiversité et la résilience climatique pour une amélioration des conditions de vie des communautés», comme l’a expliqué Paul Raonintsoa, point focal de SRJS Madagascar.

A Madagascar, la péninsule d’Ampasindava et la zone de Soalala sont les zones d’intervention de l’initiative SRJS. Ce choix est motivé par l’importance de concilier les imminentes utilisations conflictuelles de l’espace qui risquent de nuire aux BPM. D’où également la participation de l’association Famelona, l’AVG, Durell, l’ONG Fanamby et le Missouri botanical garden (MBG).

 

Arh.

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