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Trafic d’espèces sauvages: les tortues parmi les plus convoitées

Trafic d’espèces sauvages: les tortues parmi les plus convoitées

Une étude effectuée par WWF/Traffic, entre 2009 et 2016, montre que plus de 10.000 individus de tortues terrestres ont franchi illégalement les frontières nationales. Elles font l’objet d’exportation, notamment vers l’Asie. Des milliers d’autres sont consommés au niveau national.

Il ne se passe pas une journée sans que la presse, tant locale qu’internationale, ne parle de commerce illégal des espèces sauvages. L’on sait effectivement que ce genre de commerce occupe la quatrième place des trafics dans le monde, après les stupéfiants, les contrefaçons et la traite d’êtres humains.

Madagascar n’échappe pas à cette circonstance et plusieurs espèces endémiques de la Grande île font l’objet d’exploitations frauduleuses : bois de rose, bois d’ébène, orchidées, lémuriens mais aussi et surtout les tortues terrestres.

Des actions de lutte contre ces trafics ont été initiées. Le ministère de la Justice, avec l’appui de WWF, a déja élaboré en 2012 une politique pénale contre les trafics de tortues. Cela n’a toutefois pas dissuadé les trafiquants, toujours est-il que le problème persiste. D’après les statistiques 20% des accusés sont condamnés et les 80% restants sont libérés pour manque de charges ou par méconnaissance des dispositions pénales par les juges.

Renforcement de capacités du système judicaire

Le renforcement de capacités du système judicaire dans la lutte contre les criminalités liées à la flore et à la faune sauvages, s’avère plus qu’une nécessité. Dans le cadre d’un projet financé par l’United states fish and wildlife service, avec l’appui du WWF/Traffic Madagascar et sous l’égide du ministère de la Justice et de celui de l’Environnement, l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) organise depuis hier, trois jours de formation à l’endroit des acteurs judicaires. Magistrats, des éléments de la gendarmerie et des fonctionnaires de la police de l’air et des frontières prennent part à cette formation.

Ce «Renforcement de capacités du système judicaires sur la lutte contre la criminalité faunique à Madagascar : cas des tortues» cherche effectivement à conscientiser les participants sur l’intérêt et les enjeux de la conservation de la faune à Madagascar, renforcer l’application des peines prévues en vue de l’éradication du trafic et permet aux participants d’avoir un regard critique sur l’ensemble du dispositif juridique en vue de son amélioration.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le directeur pays de WWF Madagascar a souligné l’importance de telles tentatives car le fléau tend à prendre de plus en plus d’ampleur. Le secrétaire général du ministère de l’Environnement et le directeur de cabinet du ministère de la Justice ont insisté sur la coopération de tous les acteurs, à tous les niveaux, pour mettre un terme à ce genre de pratique et la fermeté requise contre les trafiquants.

 

Arh.

 

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