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Chronique: la République oubliée

Le 14 Octobre ne dit pas grand chose à grand monde, dès fois si on pose la question, histoire d’espérer soulever une date enfouie dans un coin de la mémoire, non ça n’y est pas. L’obtention de l’Indépendance peu de temps après a vite fait de balayer l’importance de la proclamation de la République le 14 Octobre 1958 voici 60 ans. On ne pouvait peut-être célébrer deux fêtes nationales, entre les deux ils ont choisi le 26 Juin, sans doute que le terme indépendance résonne davantage «liberté» et de liberté les dirigeants qui se sont succédé  vont s’en donner à cœur joie. Sans faire dans l’insolence, en considération du bilan des 60 années, force est d’admettre qu’ils se sont caractérisés à cultiver un dénominateur commun (à une ou deux exceptions près) gouverner dans la médiocrité, la première des libertés qu’ils se sont autorisée ayant été hier et aujourd’hui la liberté d’échouer et à l’occasion de régresser.  Dans pareil système un demi-siècle a fini par vider la République de son contenu ne lui laissant de rôle qu’à être un numéro, actuellement la quatrième mal enclanchée. Des valeurs républicaines ils n’en ont eu et n’en ont que faire, pire encore concernant les principes républicains qui exigent de faire preuve de vertus pour les respecter. Vertu, valeur, principe ? Des considérations qui empêchent de danser en rond !

A l’approche de l’élection présidentielle, face à tout le gâchis accumulé l’obligation de réflexion revient à l’intelligence citoyenne, du bon choix dépend la revitalisation de la République que la mégalo des uns et des autres n’a cessé de tenter de transformer en royauté sous ses seuls mauvais aspects. Y-a-t-il au moins un qui remplit les critères pour représenter un bon choix dans le lot des 36 ? La question par elle même constitue une insulte, s’il est difficile de les distinguer puisqu’il y en a sûrement plus d’un, l’essentiel c’est de le cornaquer avant que le pouvoir ne lui monte à la tête. Aujourd’hui elle ou il est candidat, il est l’égal de chacun de plus c’est elle ou lui qui a besoin de la voix de chacun, demain elle ou il devenu président n’aura plus une oreille attentive à prêter à chacun.

La démocratie gagnerait à ce que durant la campagne électorale un temps de parole soit réservé à des électeurs tirés au sort parmi des volontaires qui se seraient inscrits auparavant sur une liste. Cette formule donnerait l’avantage à la future ou au futur président de s’être fait interpellé par des citoyens et d’avoir entendu ce que de simples gens attendent de lui.

 

Léo Raz

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