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Madagascar il y  a 100 ans: À la mémoire du général Galliéni (2)

(Suite et fin.)

Après une Marseillaise écoutée religieusement et debout par l’assistance, M. le Gouverneur Général et sa suite prennent place dans leur loge et le rideau se lève sur Dozulé, pièce assez peu compliquée comme intrigue mais que ses interprètes surent rendre intéressante, grâce à leur naturel et à leur talent personnel.

M. Guyard a révélé au public les talents des Tamataviens. Tour à tour émue, câline, comique et amoureuse, Mme Amand, charmante soubrette, a su montrer dans ce rôle secondaire des dispositions de tout premier ordre. M. Frelant sait être un chef de gare ambitieux et pratique, interprète parfait d’un rôle à nuances plein de difficultés. M. Garcin fut un admirable vieux beau.

Puis ce fut le tour d’un quatuor pour flûte, violon, violoncelle et piano très applaudi.

M. Mathiaux nous rappelle l’odyssée du Bankoku-Maru, sa voix vibrante couvre l’accompagnement.

M. Frelant nous dit un poème patriotique de son cru, « Anathème », où il sut être émouvant.

Mme Arrivé, gentille diseuse, nous offrit, timidement au début, puis plus fermement mais non sans grâce, deux chansonnettes de son répertoire. Oh ! le charmant répertoire!

Enfin, Mme Juge, dont l’éloge n’est plus à faire, chanta de son bel organe la prière de Massenet.

Après un entracte où le buffet en vit de dures, une comédie en un acte de Miquel Zamaquoïs, Au bout du fil, mit en scène Mme Amand, M. Mathiaux et M. Frelant dans une interprétation impeccable et fort goûtée.

Un solo de flûte nous permit d’apprécier le jeu sûr et varié de M. Raony Lalao, Prix du Conservatoire de Paris.

Mme Juge chanta « Pourquoi dans les grands bois », battant encore sa performance du premier morceau.

Et le rideau se baissa sur «Quand refleuriront les roses», duetto où Mlle Jeanne Deloute accompagna gentiment de la voix et du piano notre Prima cartello.

Notre artiste Capillaire, entouré d’une distribution hors de pair, enleva d’un bout à l’autre le gros morceau de la soirée.

Mme Le Dentu, égale à elle-même, nous a prouvé qu’aucun genre n’était inaccessible à son talent. Charbonnière convaincue, élégante plaignante, séduisante chanteuse et artiste consommée, elle remporta un juste et véritable succès.

M. Mathiaux fut un commissaire hilarant et une victime amusante.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

Une réponse à "Madagascar il y  a 100 ans: À la mémoire du général Galliéni (2)"

  1. Brandon  09/10/2018 à 11:56

    Eh oui ! Une histoire qui fait rappeler, aux caciques et autres Rasanjy, le ” tongolon ‘ Egypta “.

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