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Chronique: la bonne conduite

Pour peu ça aurait été les gens qui assurent le pouvoir eux-mêmes qui auraient fait preuve d’inconduite, du reste pour être clair d’actes de mauvaise conduite on peut penser qu’ils ne s’en privent pas quand ils se laissent prendre en flag d’une tentative caractérisée d’abus de pouvoir en adoptant une décision scélérate interdisant l’espace aérien aux hélicos utilisés par les concurrents. De justifier cette mesure en prétextant son adoption dictée par le souci de préserver la sécurité dans le ciel du pays, les responsables de la circulation aérienne qui traînent une réputation sulfureuse à propos des mauvais coups ayant contribué à dépecer la compagnie aérienne nationale, tellement habitués à faire passer des vessies pour des lanternes, ne se sont pas foulés pour chercher meilleur argument. Les protestations ont vite fait de leur faire avaler le papier-torchon  portant la décision…

Presque à désespérer ! Le pays guérira difficilement des maux qui l’accablent, si à chaque fois, soit que l’on se trompe de diagnostic, soit que les usurpateurs autoproclamés guérisseurs prescrivent une potion davantage destinée à endormir la bête qu’à chasser le mal. L’escroquerie à faire croire en une institution de règles de bonne conduite a fait l’objet d’une surmédiatisation pour sensibiliser l’opinion à avaler ce grigri inadapté même à produire un effet placebo. Les inconduites en effet ne sont que des manifestations d’un système sans foi ni loi. A l’évidence l’activité politique nécessite avant tout des mesures d’assainissement pour que s’instaure un minimum de moralité. Dans l’arène les acteurs rivalisent de gesticulations pour afficher leur foi et leur pratique d’une religion, alors qu’ils ne se gênent aucunement du manque de respect à la population dans le besoin par un déploiement immodéré de moyens qui crachent sur l’état de misère et de pauvreté. On ne va quand-même culpabiliser les populations qui s’émerveillent du ballet des engins volants et qui s’enchantent des spectacles gratuits que donnent des stars qu’ils n’auront jamais eu autrement le loisir de voir et d’entendre en live. On ne va tout de même pas tirer fierté en se vantant d’adapter à l’échelle du pays des campagnes à l’américaine. Le fossé qui sépare des USA est immense, non seulement en ce qui concerne le niveau des richesses mais encore plus à propos du niveau de la pratique et de la culture politique. Chez eux la séparation entre camps politiques repose sur une différence d’idéologie, en prime de véritables batailles à livrer en plusieurs étapes ponctuent la course jusqu’à une convention en vue d’obtenir l’investiture par un parti. Le schéma diffère, quoi qu’il en soit, pour chez nous la moralité inspirerait en priorité à remettre les moyens pour mener campagne à la mesure de la pauvreté dont souffre la population.

 

Léo Raz

 

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