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Pérégrinations hebdomadaires: rester dans les clous pour sortir des rangs

Dernière semaine pour affûter la stratégie. Dans sept jours chaque candidat aura ficelé ses préparatifs en vue de battre campagne durant un mois. Un mois peut paraitre court pour faire parvenir le message aux 9 millions d’électeurs dans les quatre coins de l’île, tout autant que ça pourrait durer une éternité pour qui n’a rempli sa valise à idées que des poncifs mille fois entendus habillés de nouveaux slogans, simples coquilles qui se fracassent au premier choc des contradictions, se révélant vides de contenu à l’intérieur. La couche de peinture pour faire peau neuve menace de s’écailler rapidement pour trahir l’absence de génie ou de simple humilité à devoir réfléchir et ne se rabattre que sur de vieilles idées à peine dépoussiérées. Le renouveau auquel aspire le peuple, ne comprend ni obligatoirement un renouvellement du personnel politique, ni même nécessairement son rajeunissement, mais tout bonnement un changement de la mentalité pour exercer une activité en ce domaine. La population du reste ne réclame rien de sorcier : souhait bêtement prosaïque peut-être que le vœu d’avoir une classe politique qui se caractérise par sa probité. Rien que tout ce qu’il y a de plus naturel et peut-être de très terre à terre, mais vu le niveau actuel ça entend une élévation de l’esprit… On a l’impression que peu de candidats s’en sentent capables, zappent sur le sujet, optant de préférence élever le niveau des propositions qu’ils présentent aux électeurs. Ça serait vouloir mettre la charrue avant les bœufs que de vouloir élever les projets sans ni élever soi-même de mentalité ni entourer de discipline et de principe l’action et le système.

Pas de sondages, pas de dépités

Les candidats annoncent tous avoir course gagnée, certains le croient sérieusement d’autres essayent de s’en persuader et sans y parvenir entretiennent l’illusion, s’en dopent afin de tenir la distance, de toutes façons ils ne concourent pas dans l’espoir d’être élus. Les plus honnêtes se sont inscrits pour profiter de l’occasion d’une si importante tribune et faire ainsi entendre leurs voix, à l’égal de ceux qui se font une vocation d’être Le Président, ils pensent avoir mission de passer leur message au peuple. Il en est de ceux qui n’ont de prétention que répondre à de petits calculs tel celui de négocier les zéro-virgule, 1 ou 2 pour cent qu’ils escomptent engranger afin de les négocier au mieux offrant à la veille du second tour. Peut-être qu’il existe une troisième catégorie encore moins noble ainsi que le colporte la rumeur, celle des mercenaires. Des candidats prennent à leur solde des aventurières et aventuriers ,avec lesquels ils entretiennent des relations tendues au quotidien, uniquement dans le but de grappiller des suffrages dans l’électorat des gros adversaires voire de véritables ennemis, «payer des ennemis pour les rendre adversaires de mes autres ennemis».

Nombreux se font la conviction d’avoir à emporter la victoire, les résultats n’en décideront qu’un seul gagnant, les sondages sont peu fiables à ce qu’il parait, (les petites gens sont enclines à donner une réponse correspondant à ce qu’attend le sondeur, sondeur dont elles tentent d’évaluer le souhait auparavant). La marge d’erreurs est grande, et nombreux risquent de s’engouffrer dans le doute des résultats des sondages et de jeter le doute sur les résultats sortis des urnes. De ces considérations le gouvernement tire argument pour justifier sa décision d’interdire la publication des résultats de sondage durant la période de campagne électorale. Qui dit interdiction dit risque

de pratique sous manteau. Peut-être pourtant que cette infraction ne constituera pas le plus grave manquement au bon comportement, du moins aux yeux du public. La population est aux aguets, elle épie les gestes autant qu’elle écoute les propositions.

Exit les malotrus, out les projeteurs de programmes réchauffés

Dans les circonstances actuelles, riche des expériences malheureuses qu’elle a vécues, la population avide d’un autrement, sera peut-être autant sensible au comportement des candidats qu’aux propositions que ceux-ci avancent dans le but d’opérer un changement. Sans y croire vraiment, le peuple espère que se produise un bouleversement sans que cela ne provoque une crise de trop. Le fair-play des candidats durant la campagne permettra sans doute d’évaluer ce que demain chacun d’eux manifestera de caractère s’il est élu.

Certes le pays a besoin d’une personne d’un caractère trempé, possédant assurance en elle-même sans être pour autant emplie de suffisance. Tout débordement de prétention autant que les propos malveillants à l’endroit des concurrents, n’accumulent de sympathie qu’auprès des électeurs convaincus et risquent à l’inverse de créer un sentiment de malaise chez les indécis qui constituent un réservoir de suffrages que tous les candidats cherchent à conquérir. Même s’il s’agit de plaire, manifester une autosatisfaction, extérioriser une arrogance à l’égard des concurrents, flatter le peuple, ne suffisent pas à acquérir la sympathie. Fermeté et modestie sont deux éléments difficiles à mettre en réaction mais dont peut-être la réussite de combinaison contribuerait à rassurer les électeurs. Si la personne du candidat garde une importance dans cette émulation c’est bien en raison de l’assurance qui tranparait dans sa personne en tant que porteur d’un projet prometteur d’un renouveau. Ceci étant, reste encore que le projet qu’il porte vaille vraiment la peine d’un détour en considération du contenu.

Léo Raz

 

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