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4e revue de la fec: une performance mitigée pour Madagascar

4e revue de la fec: une performance mitigée pour Madagascar

Malgré les engagements pris par Madagascar dans le cadre de la 4e revue du programme soutenu par la FEC, la Grande île devrait encore redoubler d’efforts pour maîtriser des dépenses et la lutte contre la corruption.

Les experts du Fonds monétaire international (FMI) mené par Marshall Mills ont achevé, hier, leur mission relative à la quatrième revue du programme de Madagascar, soutenu par la Facilité élargie de crédit (Fec), portant sur le premier semestre de l’année 2018.

A priori, Madagascar a respecté, dans l’ensemble, ses engagements par rapport à ce programme. Le FMI a toutefois soulevé trois points qui restent un réel facteur de blocage pour le pays, notamment la difficulté de l’Etat à appliquer la vérité des prix à la pompe, la situation de la Jirama et l’important retard dans l’adoption des deux lois relatives au recouvrement des avoirs illicites et à la lutte contre le blanchiment d’argent.

Le rebond dans la production agricole et la hausse des investissements publics sont les  principaux facteurs de croissance dans la Grande île, note le FMI. Une croissance économique qui devrait atteindre les 5% d’ici la fin de l’année.

Par ailleurs, la performance du secteur extérieur est soutenue par les prix et les volumes de la vanille et des produits miniers. Le FMI a également reconnu les réformes entamées dans le domaine de la politique monétaire et du secteur financier, mises en œuvre avec l’assistance technique du FMI.

Difficulté dans la maîtrise des dépenses non prioritaires

Toutefois, la maîtrise des dépenses non prioritaires reste un réel défi pour le Gouvernement. Le FMI est revenu sur le retard de l’application de la vérité des prix à la pompe, dont les passifs envers les pétroliers commencent à peser lourd sur le budget de l’Etat et la situation de la Jirama qui, malgré les efforts entrepris dans le cadre du redressement  de la société,, continue à être subventionnée par l’Etat.

Concernant toujours les dépenses de l’Etat, le FMI a également souligné les objectifs non atteints au niveau des dépenses sociales qui sont «temporairement plus basses que prévues», selon le communiqué de l’institution.

Des textes à adopter

Par ailleurs, le FMI estime que «la lutte contre la corruption reste critique pour améliorer la gouvernance». Le chef de mission de l’institution a mis un accent particulier sur le retard de l’adoption des deux lois relatives au recouvrement des avoirs illicites et à la lutte contre le blanchiment d’argent.

«Il est crucial d’adopter, d’ici la fin de l’année, les deux lois relatives aux avoirs illicites et à la lutte contre le blanchiment des capitaux, déjà soumises au Parlement par le Gouvernement. Ne pas adopter ces lois pourrait exposer Madagascar à une importante régression économique et financière, surtout en ce qui concerne le coup des opérations transfrontalières», a-t-il avancé.

Questionné à ce sujet, Alain Hervé Rasolondraibe, gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), avance que «les projets de loi ont été présentés, au mois de décembre 2017, au niveau du Parlement pour adoption. Il faut poser la question aux parlementaires».

Avant de conclure que les parlementaires ont eu une année chargée, en raison des évènements qui se sont passés dans le pays. Ces textes devront être adoptés au niveau du Parlement à la prochaine session parlementaire.

Riana R.

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