Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Sondages-présidentielle: la Ceni émet ses craintes

Sondages-présidentielle: la Ceni émet ses craintes

A moins d’un mois de la tenue des élections, la Ceni s’inquiète sur l’impact  des divers sondages effectués pour observer la tendance générale des électeurs. Pour l’organe électoral, les résultats risquent de porter atteinte à la paix et à la stabilité du pays après le scrutin.

«Madagascar n’est pas encore prêt pour sondages, particulièrement sur les élections à venir», a indiqué le président de la Ceni, Hery Rakotomanana,  hier à Nanisana. Il fait ainsi allusion à la société malgache elle-même.

Des propos qui arrivent pile au moment où la fondation Friedrich Ebert (FES) prévoit de restituer les résultats d’un sondage d’opinion sur la présidentielle 2018, ce jour au Carlton Anosy. «Nous n’en sommes pas encore là car la société malgache est encore très stratifiée, cela ne permet pas de garantir des résultats pertinents à l’issu d’un sondage», a-t-il souligné.

Pour le patron de la Ceni, les enquêtes auprès de la population ne seraient pas fiables vu l’écart du niveau de vie de chacun. «Comment confiner les idées?», s’est-il d’ailleurs interrogé.

Sa plus grande crainte est, «Qu’en sera-t-il si les résultats des élections ne coïncident pas avec les résultats des sondages?», s’est-il interrogé. Pour lui, la tenue d’un sondage n’est pas «réellement nécessaire» en cette période où le pays est en quête de paix et de stabilité.

Hery Rakotomanana appréhende ainsi la réaction de certains électeurs qui pourraient accuser la Ceni de «détournement de voix», dans le cas où les résultats du scrutin et des enquêtes ne sont pas similaires. Une situation qui pourrait incommoder la Ceni.

Rappel à l’ordre ?

A noter que les textes électoraux ont réservé quelques points au sujet des sondages. L’article 118 de la loi n° 2018-008 portant régime général des élections et référendums stipule qu’ «il est interdit, durant la campagne électorale ou référendaire officielle et pendant la période du silence électoral, la veille du jour de scrutin, de diffuser et de publier à travers les différents médias les résultats de sondages d’opinion directement ou indirectement liés aux élections et référendums, ainsi que les études et commentaires journalistiques qui s’y rapportent».

Néanmoins, cet article ne fait allusion qu’à la période à compter de la campagne électorale, soit à partir du 7 octobre prochain.

Pour la FES, les craintes résident particulièrement au niveau des acteurs politiques car certes le sondage permet de «mesurer l’opinion publique», mais par contre les résultats pourraient être «gênants pour tous ceux qui prétendent être importants et manquent de base électorale».

Il semblerait même que des membres au sein du gouvernement aient demandé à ce que la restitution du sondage soit annulée. Les bruits ont couru jusque tard dans la soirée au sujet d’un rappel à l’ordre au niveau de la Primature, mais cela reste à confirmer.

Tahina Navalona

Les commentaires sont fermées.