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Accusation contre Ravatomanga: une initiative visant à atteindre Rajoelina

Accusation contre Ravatomanga: une initiative visant à atteindre Rajoelina

A défaut de pouvoir rivaliser avec le fondateur de l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM) Andry Rajoelina, le régime HVM tente d’autres manœuvres en s’attaquant à ses proches. L’operateur économique Mamy Ravatomanga figure parmi leur cible comme étant au centre du trafic de bois de rose. Il s’agit en réalité d’une accusation sans fondement car tout le monde a compris que ce trafic a débuté bien avant 2009, sous le régime Ravalomanana. Plus précisément, c’est sous la Transition que le gel des exportations a été décidé. Par la suite, c’est sous la pression des exportateurs et du ministre de l’Environnement de l’époque que le régime de la Transition a choisi de liquider des stocks et cela, durant un certain laps de temps. 72 millions d’ariary par conteneur ont été alors versés dans les caisses de l’Etat et gérés par le ministre des Finances et du budget de l’époque, Hery Rajaonarimampianina. D’ailleurs, il faut signaler qu’en 2014, le Tangalamena Patrick Zakariasy avait été condamné par la justice malgache à deux ans de prison ferme pour diffamation, faux et usage de faux en écriture publique. Ce qui permet de prouver que les accusations des proches du HVM quant à l’implication de l’opérateur économique dans cette affaire ne sont pas fondées.  En tout cas, le 27 avril 2016, la date du procès sur la cargaison de bois précieux saisie à Singapour, l’opérateur économique de renom s’était déjà prononcé sur ce trafic à travers une interview effectuée au journal «La Vérité». Suite aux accusations gratuites venant des proches du HVM ces temps-ci, nous avons choisi de reprendre ici son intervention qui reste encore d’actualité.

Question : C’est demain (28 avril 2016, ndlr) qu’est prévu se tenir le procès des bois de rose saisis à Singapour. Avez-vous été convoqué à cette audience. Si oui, à quel titre ?

Maminiaina Ravatomanga (MR): Je tiens à rappeler que cette affaire de bois de rose de Singapour remonte à 2013. Depuis qu’elle a éclaté, à aucun moment, je n’ai fait l’objet d’une quelconque convocation s’y rapportant, à quelque titre que ce soit. Que ce soit d’ailleurs de la part des autorités malgaches  que de celles de Singapour. C’est pour vous dire que, depuis le début jusqu’à aujourd’hui,  je n’ai été impliqué ni de près ni de loin par les enquêteurs locaux ou étrangers dans cette affaire. Pour répondre à votre question, je n’ai pas été convoqué pour le procès de demain, comme je ne l’ai pas été lors du premier.

Vous n’avez donc aucune appréhension, quant à ce que pourrait être l’issue du procès de Singapour, ne serait-ce que des révélations qui sont susceptibles d’en ressortir ?

MR: Aucune. Bien au contraire, je dirai : «Que la vérité éclate», afin de ne plus laisser la part belle aux rumeurs et aux accusations malveillantes. J’irai même plus loin en encourageant les responsables, qu’ils soient malgaches ou singapouriens, à aller jusqu’au bout de leur démarche. Car, ce que je ne comprends pas, c’est que, à un stade de l’enquête sur cette affaire, il y a déjà eu des noms qui ont été révélés.  Pourquoi s’abstient-on de creuser cette piste pour se mettre à orienter les regards vers une personne qui, pourtant, n’y a pas été citée à aucun moment ?

Question : Que répondrez-vous alors à ceux qui affirment que vous êtes impliqué dans cette affaire, voire au centre de celle-ci ?

MR: Vous faites sans doute allusion aux insinuations à peine voilées parues dans certaines presses ces derniers temps. Si les informations dont il y est fait état étaient basées, ne serait-ce que sur le moindre commencement de preuve, croyez-vous que les autorités actuelles (c’était sous le régime Rajaonarimampianina, ndlr) hésiteraient une seule seconde à m’appréhender et à convoquer une conférence de presse pour médiatiser mon interpellation ? A un moment, le gouvernement avait envoyé un ministre pour attester la légalité de l’exportation de la cargaison de bois de rose saisie à Singapour. En me désignant comme étant impliqué dans ce trafic, insinue-t-on donc que j’avais le pouvoir de dépêcher à l’extérieur un membre du gouvernement de cette quatrième République pour défendre la cause de «ma» supposée cargaison ?

Mais à quoi serait donc due, d’après vous, l’apparition de telles allégations ?

MR: Personne n’est dupe. Le fait que les accusations auxquelles dont vous faites état aient été véhiculées simultanément dans plusieurs organes de presse (pro-HVM, ndlr) démontre clairement qu’il s’agit d’une opération de communication. Ceux qui en sont les commanditaires veulent détourner des vrais coupables l’attention de la population, pour la diriger vers  une personnalité dont ils veulent détruire l’image auprès de l’opinion publique. D’une pierre deux coups, en somme.

A part cette affaire des bois de rose de Singapour, certains vous soupçonnent aussi d’être derrière les mouvements de protestation qui éclatent ici et là actuellement (à l’époque de l’interview, le régime HVM faisait face à une multiplication de foyers de tension dus notamment à sa mauvaise gouvernance, ndlr). Pour dire les choses telles qu’elles sont, on vous prête l’intention de déstabiliser et de renverser le pouvoir en place.

MR: Soyons sérieux. Si l’on en croit ceux qui véhiculent de telles accusations, je serais donc derrière les marchands de rue qui protestent contre la CUA, les chauffeurs de taxi-be qui manifestent contre la cellule d’intervention routière, les habitants d’Ambatobe qui s’insurgent contre la vente de leur terrain de sport, des délogés de la route d’Ivato qui s’opposent à la destruction de leur maison ou encore ceux d’Isotry qui en ont ras-le-bol du délestage, …et j’en passe. Je suis un opérateur économique à la tête de nombreuses sociétés dont la gestion accapare toutes mes journées. Je n’ai pas le temps et je ne vais pas perdre mon temps à déjouer de telles manigances. Tous ces mécontents ont des raisons de protester. Ils n’ont pas besoin d’être orchestrés pour agir.

Mais encore une fois, quelle serait l’origine de telles rumeurs ?

MR: A qui profite le crime ? dit-on. Il faut chercher ceux qui tentent de se disculper de leur propre échec en cherchant un bouc émissaire à qui ils attribuent donc la responsabilité de leur déconfiture pour, soi-disant, leur avoir mis les bâtons dans les roues. Je tiens simplement à faire remarquer que toutes les agitations qu’on observe actuellement  font suite aux maladresses du pouvoir en place lui-même.

Dernière question. Pourquoi avoir gardé le silence jusqu’ici et avoir choisi de déballer la vérité maintenant ?

MR: Face à la désinformation à laquelle on assiste ces derniers temps, continuer à se taire serait coupable. Etant au centre de cette campagne de dénigrement, je me dois d’éclairer l’opinion publique sur certaines réalités que certains veulent déformer afin de se protéger de leurs propres agissements. Le procès de Singapour sera pour le public une occasion de juger par lui-même qui dit vrai et qui sème le mensonge dans cette affaire comme dans d’autres.

 

 

 

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