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Système de numération : une réforme attendue au mois d’octobre

Système de numération : une réforme attendue au mois d’octobre

Un sujet épineux certes, mais l’Académie malgache ne compte pas faire machine arrière. Désormais, l’écriture d’un nombre se lit de gauche à droite.

Au mois d’octobre, une série de conférences sera organisée pour informer le public sur ce changement de procédé. Dans la foulée, le ministère de tutelle aura le rôle d’appliquer la reforme au niveau des institutions publiques et privées. Les textes seront également publiés dans les colonnes du Journal officiel de la République de Madagascar.

«Cela fait maintenant 40 ans que nous étions aux fourneaux avec le regretté Norbert Ranohavimanana, un des illustres professeurs de mathématique qui a soulevé pour la première fois cette question de numération malgache. L’heure n’est plus à la concertation. L’académie malgache est la seule entité, apte à appliquer cette réforme en tant que gardien de l’identité malgache», note en substance le professeur Raymond Ranjeva, président de l’Académie malgache.

Unité nationale

Depuis que la politique nationale de la langue a remise en question la méthode de prononciation et d’écriture des nombres malgaches, cette réforme a fait couler beaucoup d’encre,  notamment sur les réseaux sociaux.

«A l’église, lors de la messe de dimanche, on attend à ce que l’équipe liturgique prononce tous les nombres pour indiquer la page du recueil de chants. Il en est de même lors de la proclamation des résultats d’une élection quelconque où l’on doit connaître le plus grand nombre afin de savoir qui a remporté le vote», argumente-t-il.

Il faut savoir qu’à Madagascar, seule la population Merina et Betsileo lit et écrit le nombre de droite à gauche. «C’est devenu universel surtout à l’ère de la nouvelle technologie. Il est plus que temps de tirer un trait sur cette divergence d’écriture et de lecture afin de témoigner de cette unité nationale dont on prône inlassablement», avance l’académicien.

Joachin Michaël

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