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Exportations concentrees :  source de vulnérabilité pour la Grande île

Exportations concentrees :  source de vulnérabilité pour la Grande île

Dans ses perspectives économiques pour Madagascar, publiées le 31 juillet dernier, la Banque mondiale note une concentration croissante des exportations malgaches, l’année dernière. Toutefois, ces exportations concernent trois produits (Vanille, nickel et textile). Une circonstance pouvant être source de vulnérabilité pour la Grande île, selon cette institution.

Les exportations ont connu une hausse de 5 points entre 2013 et 2017, a démontré la Banque mondiale. Elles atteignent même 58 % pour l’ensemble de ces trois produits – la vanille, le nickel (notamment produit dans le méga-complexe d’Ambatovy, exploité par le Canadien Sherritt) et le textile.

«Le développement des exportations de services, observé récemment, est encourageant, y compris dans l’externalisation des processus d’entreprise, par exemple, à travers les centres d’appels et les activités de télécommunications», ajoute le rapport.

L’institution met toutefois le pays en garde contre la concentration croissante de ses exportations. Cette circonstance, bien que bénéfique pour la balance commerciale de la Grande île, «peut être source de vulnérabilité», prévient la Banque mondiale, qui recommande de diversifier ces exportations.

 «Une baisse inattendue de la demande ou une forte variation des prix pourraient avoir un impact significatif sur les recettes d’exportations», note-t-elle dans son rapport.

Par ailleurs, les auteurs du rapport mettent l’accent sur le fait que, si la vanille, principale culture de rente de Madagascar, a généré des revenus importants, la production de riz – qui constitue la base de la majorité des repas – a diminué de 20 %, suite à une grave sécheresse en 2017, suivie des cyclones Ava et Eliakim au début de l’année. En conséquence, le secteur agricole s’est contracté d’environ 6,6 % en 2017.

Le secteur agricole peine à se développer

L’on sait que près de 80 % de la population exerce des activités agricoles. Or, entre 2014 et 2017, ce secteur s’est contracté en moyenne de 0,8 % par an, ce qui indique que la croissance économique de ces dernières années n’a pas eu de répercussions positives sur les conditions de vie de la population rurale.

Bénédiction et malédiction

Selon les auteurs du rapport, les conditions climatiques de Madagascar sont à la fois une bénédiction et une malédiction pour la performance du secteur agricole. D’un côté, le climat unique du pays a favorisé le développement de certaines cultures de rente, comme la vanille, le girofle et d’autres épices. L’importante augmentation des prix de la vanille a stimulé les recettes d’exportation en 2017, ce qui a permis à la Banque centrale d’accumuler plus de réserves de change que prévu.

Cependant, une inflation importante de l’ordre de 9 %, a pesé sur le pouvoir d’achat de nombreux ménages, indique la Banque mondiale, qui pointe du doigt les hausses des prix du riz, du gaz ou encore du carburant.

Arh.

 

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