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Commune Ranomafana-Est : « Hetsikaratany » séduit les agriculteurs

Commune Ranomafana-Est : « Hetsikaratany » séduit les agriculteurs

Depuis le mois d’avril dernier, le projet de Croissance agricole et de sécurisation foncière (Casef), financé par la Banque mondiale, a mené une opération de certificat foncier dénommée « Hetsikaratany » dans la commune de Ranomafana-Est, sur la RN2.

En 2005, Tsimeha, son épouse et ses huit enfants ont décidé d’emménager dans cette commune afin de faire carrière dans l’agriculture. Le père de famille a investi dans des terrains inclus dans la catégorie des propriétés privées non titrées. En 2007, il s’est approprié un domaine de 12 ha pour développer des zones de fruiticulture.

Sa nouvelle activité lui apporte des bénéfices conséquents, mais comporte également certains risques. En effet, son terrain n’est pas sécurisé, étant donné qu’il n’a pas encore obtenu un certificat.

«La procédure de demande de certificat foncier est longue et cela coûte chère. Au minimum, nous devions payer 30.000 ariary, sans compter le va-et-vient en tout temps au bureau de la propriété foncière (Bif) qui se situe à Brickaville, soit à 40 Km de  Ranomafana», s’est plaint Tsimeha.

Depuis la mise en place du Bif en 2008, 250 certificats ont été délivrés, selon le registre parcellaire, jusqu’en 2017. De ce fait, la commune productrice principale de gingembre, de bananes, de pocanelle, de letchis ou encore de manioc, ne cesse de régler les litiges fonciers qui constituent les 80 % des plaintes reçues.

«Ce qui freine énormément notre développement»,a précisé le maire Samuel Barthelemy Ravelonasy.

Moins couteuse

Le lancement de l’opération «Hetsikaratany» qui se terminera le 15 août prochain, a changé la vie et le destin de Tsimeha et des habitants de cette commune. «Grâce à cette action, les litiges fonciers sont considérablement réduits. 3500 certificats devront être délivrés et nous sommes actuellement à 80% de cet objectif»,  a précisé le coordonnateur régional Atsinanana du Casef, Doe Rabarijaona.

Et le coût de l’émission d’un certificat est de 5.000 ariary contre 30.000 ariary auparavant. «Au niveau de la durée des procédures, elle sera de 33 jours au maximum, depuis la demande jusqu’à la délivrance, en passant par la reconnaissance, l’affichage, la procédure d’éventuelles oppositions», a souligné l’agent du guichet foncier, Hajatiana Rajaonarivelo.

Et de continuer, «La reconnaissance sera effectuée avec les représentants du domaine, de la topographie ainsi que du comité local constitué de notables et du chef fokontany. Si aucun empiètement ni opposition n’est déclaré, le comité autorise l’octroi du certificat», a expliqué

Depuis le début de  l’opération, 1500 des 2209 reconnaissances demandées ont été exécutées. Tout comme Tsimeha, la population de Ranomafana-Est se réjouit de cette initiative qui va leur apporter plus de sécurité dans leurs activités vivrières. «Désormais, nous pouvons cultiver sans se soucier que d’autres personnes nous volent nos terres», a conclu Tsimeha, qui a demandé cinq certificats fonciers.

Nadia

 

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