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Lemuriens de Mada : 95% de la population « sur le point de s’éteindre »

Lemuriens de Mada : 95% de la population « sur le point de s’éteindre »

Les cris d’alarme ne cessent de se multiplier, à propos de la menace qui pèse sur les lémuriens de Madagascar.

95 % de la population de lémuriens est «sur le point de s’éteindre», a affirmé l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), un regroupement d’organisations de défense de l’environnement. «Ils sont désormais les primates les plus menacés sur Terre», selon les conclusions rendues, le mercredi 1er août, par le groupement.

«C’est sans aucun doute le pourcentage d’animaux menacés le plus élevé pour un groupe important de mammifères et même de vertébrés», a déclaré Russ Mittermeier, membre de la Commission chargée de la survie des espèces à l’UICN. Ce que confirme le Groupe d’études et de recherches sur les primates (Gerp) de Madagascar, en annonçant dernièrement que 105 espèces sur les 112 qui peuplent la Grande Ile, sont aujourd’hui menacées d’extinction.

20% des primates de la planète

Ces primates arboricoles, reconnaissables à leur museau pointu et à leur longue queue, sont uniquement présents à Madagascar où l’exploitation, la destruction de la forêt tropicale, la non-réglementation de l’agriculture et l’exploitation minière sont des activités néfastes à leur environnement et à leur existence.

Pourtant, les lémuriens de Madagascar représentent 20% des primates de la planète. On compte parmi eux le plus petit primate du monde, le Microcèbe qui pèse 30 grammes et le lémur aux yeux turquoise, cas unique chez les primates non-humains.

Parmi les facteurs d’extinction les plus inquiétants, figure également «l’augmentation de la chasse aux lémuriens, qui inclut la chasse commerciale à grande échelle», selon Christoph Schwitzer, le directeur de la sauvegarde des animaux à la Bristol Zoological Society. «Du jamais vu à Madagascar», a-t-il ajouté.

Selon l’UICN, il ne resterait plus qu’une cinquantaine de lépilémurs septentrionaux qui sont dorénavant l’espèce «la plus menacée», alors que ces animaux restent l’une des premières raisons de l’attrait des touristes pour Madagascar.

Arh.

 

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