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Déficience intellectuelle: un handicap mal considéré

Déficience intellectuelle: un handicap mal considéré

La prise en charge de la déficience intellectuelle n’est pas coordonnée par rapport aux autres défaillances, physiques, visuelles, auditives… alors que ce type d’handicap touche environ 3% de la population, d’après les statistiques.

Oubliées. Une bonne partie des personnes en situation de handicap mental  sont laissées à leur sort, faute de programme de prise en charge spécifique pour s’épanouir et se développer en tant qu’être humain.

« Cette défaillance est surtout due à l’incapacité des victimes à réclamer leurs droits, comme c’est le cas pour d’autres personnes en situation de handicap (PSH) qui ont l’opportunité de se faire entendre, via différents moyens », a fait valoir Noah Razanajatovo, adjoint du directeur du Centre Les orchidées blanches. C’était vendredi dernier lors de la Journée inclusive des handicapés mentaux, célébrée au CEG Soamanandrariny.

A travers les activités culturelles concoctées par les élèves issus des écoles ordinaires et des apprenants dans des Centres spécialisés, tels que les orchidées blanches, l’association Fanaperana, Malinjo, la Source ou encore l’IME équilibre…, l’objectif est de démontrer que les handicapés mentaux peuvent mener des activités similaires que les enfants ordinaires et s’intégrer par ricochet dans la société, conformément au thème de la manifestation : « Je suis un handicapé mental mais j’ai le même droit que vous ».

C’est un moyen pour les organisateurs bénéficiant de l’appui de l’union Européenne, de sensibiliser tout un chacun à soutenir et à plaider les droits de personnes ayant une déficience intellectuelle. Et par-dessus tout, de ne les plus considérer comme des aliénés mentaux.

« Ce n’est évidemment pas le cas, puisque ce sont juste des êtres qui présentent des retards intellectuels qui ont besoin d’accompagnement spécialisé pour développer leurs capacités », a souligné Volaranto Rasolonjatovo, chef de service au sein de Les orchidées blanches.

L’inclusion, un long chemin à faire

Certes,  l’Etat a commencé à se pencher, timidement, au problème de la déficience intellectuelle, en mettant en  place entre autres la  Politique nationale de l’éducation inclusive, mais le chemin reste encore long dans la mesure où les moyens à disposition pour le concrétiser restent limités.

« L’inclusion devrait surtout se faire dès le préscolaire, car à ce stade que les différentes stimulations, auditives, sensorielles, verbales… sont privilégiées. Ce qui permet aux enfants d’avoir une certaine ouverture avant d’intégrer les classes spécialisées », a indiqué Noah Razanajatovo.

« Le système de déploiement d’auxiliaire de vie scolaire (AVS), comme c’est le cas dans les pays développés, serait la meilleure approche pour assurer  que les enfants présentant de retard ne soient sans cesse recalés dans les classes ordinaires, mais cela demande beaucoup de moyens », a ajouté notre source.

 Fahranarison

 

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