Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Presidentielle en pleine saison des pluies: des dates à peine anticipées

Presidentielle en pleine saison des pluies: des dates à peine anticipées

Anticipation et la saison sèche relatives à la présidentielle sont les maîtres mots de la décision de la HCC du 25 mai dernier. Mais le calendrier électoral qui vient d’être annoncé par le Premier ministre, ne reflète pas vraiment cet état d’esprit.

Beaucoup ont été désagréablement surpris tout en étant mécontents. Le premier tour de la présidentielle se tiendra le 7 novembre prochain et le second est prévu le 19 décembre. En un mot, des scrutins en pleine saison des pluies. Qu’est-ce qui s’est passé en haut lieu ? Le Premier ministre, Christian Ntsay aurait-il cédé aux pressions du Tim qui voulait attendre l’année 2019 et du HVM au pied du mur, qui a opté à une échéance plus lointaine cette année, le 29 novembre prochain ?

A travers ce calendrier, anticiper n’est pas le terme approprié, peut-être qu’on devrait utiliser différer. C’est loin des attentes des politiques et même de la population qui pensaient une anticipation d’un mois qui traduit parfaitement la décision de la Haute cour constitutionnelle recommandant des élections durant la saison sèche. Mais attendre dans quatre mois est un simulacre d’anticipation.

En d’autres termes, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) n’a pas pris en compte les dispositions de la HCC en proposant lesdites dates.

Néanmoins, «J’espère que cela mènera vers la paix sociale et apporter plus d’apaisement dans le pays», a indiqué Christian Ntsay, hier à Mahazoarivo, après une réunion avec les partenaires techniques et financiers.

Les réactions restent pourtant très attendues, tant au niveau de la population que les acteurs concernés. Organiser des élections en pleine saison des pluies à Madagascar comporte plusieurs inconvénients à ne plus présenter qui au final comme l’histoire retiendra, sont toujours à l’origine des litiges.

Le Premier ministre semble ainsi jouer avec le feu.  A force de vouloir calmer les leaders politiques, sa décision pourrait provoquer un mécontentement généralisé.

Gap à combler

Dans tous les cas, le problème au niveau du financement reste à résoudre. Jusqu’ici, le gap de la Ceni n’est toujours pas comblé. Bien que les 12 millions de dollars soient déjà réunis, 5 millions restent encore à trouver.

«Nous allons travailler pour réunir les fonds en faisant appel à nos partenaires. Comme dans tout processus, ils peuvent être réunis à la dernière minute», a indiqué la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies à Madagascar, Violette Kakyomya, hier à Mahazoarivo. La Ceni avait d’ailleurs fait savoir que la Communauté pourrait débloquer les fonds d’ici novembre prochain.

Décrets adoptés

Il faut noter en effet que certains partis insistent sur le report des élections pour mettre en place une nouvelle Transition, uniquement pour pouvoir obtenir des sièges, en attendant le dénouement de la crise. Cependant, le processus est déjà en marche.

D’autant que le Conseil de gouvernement d’hier a déjà adopté les décrets d’application des textes électoraux, de la convocation des électeurs et même de la caution des candidats. Le premier tour étant prévu le 7 novembre prochain, les électeurs seront convoqués à partir du 7 août et le chef de l’Etat devra démissionner le 7 septembre au plus tard au cas où ce dernier souhaiterait se porter candidat.

Tahina Navalona

Les commentaires sont fermées.