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pérégrinations hebdomadaires: perspective d’une tenue d’élection, lueur pour éclairer un paysage sombre

Le mérite d’un déroulement de la Fête de l’Indépendance dans le calme revient une fois de plus au peuple et à lui seul. Dans le faux calme politique suite au consensus pour la formation d’un nouveau gouvernement, par-dessus l’ambiance sociale secouée par les revendications des travailleurs dans plusieurs secteurs d’activité, malgré les restrictions en rapport aux dépenses habituelles pour le 26 Juin, restrictions inévitables pour les familles les plus démunies (la majorité) en raison de la flambée des prix, la population a fait montre de sagesse, elle n’a pas versé dans des excès comme certains observateurs avaient annoncé le craindre. Les gens prennent leur mal en patience, d’autant plus que sur ce paysage sombre la perspective d’une tenue d’élections en cette année éclaire d’une lueur d’espoir, chacun se promettant d’exiger contre bulletin de vote l’engagement du candidat à inscrire son action dans le registre du changement. Le changement a commencé, l’initiative des promesses a changé de camp, il n’appartient plus aux candidats de chanter les fantaisies qu’ eux seuls désirent réaliser, il leur revient d’écouter d’abord les électeurs afin de chanter les morceaux que la population veut entendre de leur part, et de prendre ainsi des engagements en ce sens. Évidemment que ça ne résoudrait pas grand-chose mais ce serait un début qui ne saurait rester sans influence sur l’état d’esprit.

Derrière le calme apparent des raisons d’inquiétude

Outre la célébration de la Fête Nationale, qui a réussi sans éclat (autant sans brillance que sans brisure) la formalité traditionnelle de saluer le Jour de l’Indépendance, la grève des transporteurs en commun urbains a ponctué la semaine d’une majorité de la population. Comme coup de semonce, cette grève a réussi donnant un avant-goût des conséquences sur le quotidien de chacun et sur les activités économiques dans leur ensemble. Un jour ça était pénible pour nombre d’usagers qui forment la majorité de la population de la ville et des banlieues encerclant Antananarivo, deux jours ça aurait produit des réactions incontrôlées, au-delà ça aurait provoqué les débuts d’une paralysie. Sans peut-être parvenir à cerner le problème dans son ensemble, les gens ont pris conscience de l’importance des liens qui conditionnent les activités entre elles. Les travailleurs piétons l’ont ressenti dans les jambes, les entreprises par la baisse du rythme de production, les commerçants et marchands par une diminution du chiffre d’affaire, les établissements d’enseignement par un grand nombre d’absences, … Pour se consoler on pouvait tout juste mettre le tout au compte d’un lendemain de fête.

Seulement le problème se pose de façon plus cruelle, les revendications des transporteurs ne portent que sur l’acquittement d’une situation passée, sans résoudre les questions du présent, sans perspective de solution pérenne préservant d’une réapparition périodique du même acabit les lendemains. A faire un rapport entre les problèmes conjoncturels que l’on résout avec des bouts de ficelle et les projections dans une vingtaine d’années que permettent de faire les bribes de résultat du recensement, on prend une mesure du courage dont font preuve les candidats à devoir opérer des quasi-miracles en bien de domaines. Il en est certains qui dans cet esprit ont pris de l’avance en établissant des plans structurés. Encore faudrait-il en décortiquer le contenu à un niveau accessible pour en démocratiser le sentiment concernant l’importance du projet. Dans l’immédiat les gens se focalisent à participer  à des combats corporatistes dans le but d’acquérir un petit mieux pour soulager des maux du quotidien.

Broyer du noir sous la menace d’une année blanche

A tous les niveaux d’enseignement, primaire, secondaire, supérieur, élèves et étudiants craignent la sanction d’une année blanche. Le monde de l’enseignement bouillonne. Les inepties des réformettes s’accumulent, les résultats non seulement ne sont pas au rendez-vous mais au contraire un bilan honnête révélerait à la fois une augmentation des investissements que dément ou au moins ne justifie pas un recul du niveau. Tout en dénonçant le sort qu’on leur a fait (les moins considérés dans la fonction publique du point de vue salarial) les corps d’enseignants prennent conscience et réclament une remise à plat pour permettre une remise à niveau tant des contenus et méthodes d’enseignement que du statut des enseignants. La formule maitre-fram a peu de chance de résister à une réflexion objective, l’équation élever le niveau scolaire avec des maîtres de plus bas niveau qu’auparavant, en elle-même ne se démontre pas et au résultat produit l’inverse.        Du côté des Finances aussi ça grince, les deux secteurs qui sont les mamelles alimentant les caisses publiques, les douanes et les impôts, pâtissent des grèves entamées par les syndicats et suivies par le personnel. La machine de l’état ne ronronne pas, dans plusieurs compartiments de l’administration on enregistre des ratés. Ce phénomène présente comme principal danger, de donner prétexte pour demander le recul de la tenue des élections. Or les élections conditionnent plus que jamais les chances d’aller vers un changement, ce qui revient à dire que tout retard au calendrier des élections constitue une hypothèque sur les chances d’un changement.

Léo Raz

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