Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Education: la CNIDH pointe du doigt la grève des enseignants

Education: la CNIDH pointe du doigt la grève des enseignants

La Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) n’est pas tendre envers les enseignants fonctionnaires en grève.

«Il n’est pas normal qu’en temps de grève comme aujourd’hui, ils gagnent plus d’argent en travaillant moins, puisqu’ils continuent à percevoir leur salaire mensuel d’enseignants fonctionnaires, sans assurer le service qui y correspond», a noté la CNIDH, à travers un communiqué en date d’hier, parvenu à la rédaction.

Cette institution estime qu’il faut revoir la copie de droit de grève exercé par les enseignants fonctionnaires dans le pays. «La constitution reconnait en effet le droit de grève dans l’article 33. Mais elle précise que cela doit être exercé sans porter préjudice à la continuité du service public, ni aux intérêts fondamentaux de la Nation», a précisé la CNIDH.

Cette dernière n’a pas mâché ses mots en disant même que la majorité de ces enseignants fonctionnaires en grève, «formés à grand grain» par l’Etat, assurent des cours auprès des établissements privés et confessionnels de la capitale. Pour dire que les élèves des établissements publics de la capitale et ceux issus des écoles éloignées et isolées sont les premières victimes et paient le prix fort.

Droit de l’enfant à l’éducation

Dans son article 23, la Constitution de la République de Madagascar stipule que tout enfant a droit à l’instruction et à l’éducation. Devant cette situation, ce droit fondamental est bafoué et le comble du contexte «Que les enseignants se mettent en grève pour des raisons politiques ou syndicales, le résultat est le même : le droit de grève des enseignants est exercé aux dépens du droit des enfants à l’éducation», a souligné la CNIDH.

D’indiquer ensuite que pour l’Etat, il ne s’agit pas de trouver le montant minimum acceptable relatif à leur revendication, pour faire cesser la grève le plus tôt possible, mais de créer une véritable politique d’amélioration continue de la condition des enseignants. «Tout responsable politique et administratif de l’éducation ainsi que les enseignants devraient prendre conscience de ce fait : leur raison d’être est avant tout d’assurer le droit de tous les enfants malgaches à l’éducation», a recommandé la CNIDH.

De conclure que «pour les syndicats d’enseignants fonctionnaires, il s’agit de faire preuve de responsabilité, sans faire croire à leurs membres que le départ de tel ou tel responsable politique suffirait à améliorer leur condition».

Sera R.

Les commentaires sont fermées.