Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Élections anticipées : la date des scrutins à fixer

Élections anticipées  : la date des scrutins à fixer

La tenue de la présidentielle anticipée, conformément à la décision de la HCC du 25 mai, est actuellement attendue. Le gouvernement et la Ceni devront trouver un terrain d’entente à ce propos.

Alors que la situation politique reste encore confuse, la sortie de la prochaine présidentielle pourra atténuer les tensions. A ce titre, des discussions sont actuellement en cours, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) est à pied d’œuvre pour la tenue des élections pour cette année. Une chose est sûre, «La Ceni proposera une date pour des élections anticipées», a indiqué le vice-président de l’organe, Philibert Hervé Rafenomanantsoa, joint au téléphone hier. Après la rencontre avec le gouvernement qui s’est tenue samedi dernier, la Ceni a également rencontré les responsables au sein du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, deux jours après, soit lundi dernier. Après mûres réflexions, «La Ceni a proposé une date entre la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre prochain», a fait savoir le rapporteur général de l’organe, Fano Rakotondrazaka, hier.

Proposition

Quoi qu’il en soit, trouver la date de la présidentielle ne devrait pas prendre du temps dans la mesure où la Ceni avait déjà proposé trois dates lors d’une rencontre avec la presse à Nanisana, le 8 mai dernier. La Ceni avait alors proposé la date du 29 août 2018 pour le premier tour de la présidentielle. Dans le premier cas, la Ceni propose des élections anticipées, selon les dispositions des articles 52 et 53 de la Constitution au cas où les acteurs politiques se décident pour une élection anticipée. Et ce, en dépit des contraintes techniques et matérielles pour son organisation. Dans cette optique, maintenant que la situation a évolué dans ce sens avec la mise en place d’un nouveau gouvernement, pourquoi un scrutin anticipé en octobre ne serait-il pas possible ?

La tenue de la présidentielle en octobre  pourra aussi, d’une part, aider à apaiser la tension politique car les manifestants sur la Place du 13 mai continuent de réclamer la démission du président de la République. La démission du Chef de l’Etat, 60 jours avant la date, contribuera ainsi à favoriser l’apaisement. Par la même occasion,  le délai de la convocation des électeurs qui, selon l’article 51 de la loi n°2018-008 relative au régime général des élections et référendums, est de «quatre-vingt-dix (90) jours au moins avant la date du scrutin par décret pris en Conseil de Gouvernement, après consultation du projet de calendrier électoral présenté par la Ceni», pourrait être respecté.

Sans oublier que la saison sèche arrive à terme en octobre alors que la HCC avait intimé la tenue de la présidentielle durant cette période. L’option des scrutins présidentiels en octobre favorisera ainsi, sur plusieurs fronts, à calmer les esprits dans un contexte de tension.

Rakoto

Les commentaires sont fermées.