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Violence envers les enfants : les châtiments se banalisent

Violence envers les enfants   : les châtiments se banalisent

La violence fait partie de la vie quotidienne des enfants. La toute première étude nationale sur le sujet, présentée officiellement, hier, à l’hôtel Colbert à Antaninarenina, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre le travail des enfants, a relaté l’ampleur de ce phénomène qui persiste à Madagascar. Les résultats de cette étude, qui est le fruit de la collaboration entre le ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme (MPPSPF) et l’Organisme onusien pour l’enfance, et menée par le Bureau international des droits de l’enfant (Bide), démontrent que les châtiments corporel et psychologique se banalisent dans tous les milieux d’études, notamment à l’école, de travail et surtout, dans la famille.

Les enquêtes ont été basées sur les perceptions et les vécus de 2.523 personnes, composées de jeunes, personnel médical, travailleurs sociaux, policiers, magistrats, personnel scolaire, parents et autres… «89% de jeunes déclarent avoir été victimes de châtiment corporel dans leurs familles, soit près de 9 jeunes sur 10. Plus de la moitié des jeunes affirment avoir subi des violences en milieu scolaire, soit 1 jeune sur 2», a informé Sbihi Rajoe, l’un des membres de Bide, qui ont participé à l’étude. Le plus décevant, c’est de constater que cette forme de violence est acceptée par les familles, les communautés…et même les victimes. D’après l’étude, «65% de répondants considèrent le châtiment corporel comme approprié à la maison. Et 29% de jeunes acceptent le châtiment corporel en milieu scolaire».

Ces données, qui constituent un nouvel outil pour mieux lutter contre la violence envers les enfants, quelle que soit sa forme, relatent les défis que le pays doit mener dans ce domaine. Car il est clair que, «tous les enfants sans distinction sont à risque de violence au sein même de leurs familles, dans leurs écoles, dans les communautés, dans les institutions, ou dans tout autre espace auquel ils ont accès, y compris via les réseaux sociaux et Internet», a conclu Sbihi Rajoe.

Fahranarison

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