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Chronique : populations du monde de seconde zone Coupées de la Coupe du monde

Normal le foot-ball est devenu avant tout une affaire de gros sous, les populations des pays pauvres ne sont pas invitées à assister aux meilleures rencontres. Moins normal, que les autorités nationales permettent une espèce d’exploitation douteuse de cette situation par des manoeuvres douteuses qui frisent parfois l’escroquerie. De plus en plus on entend la grogne de téléspectateurs qui se plaignent d’avoir été privés des prestations auxquelles ils ont cru avoir souscrit. Le plus prestigieux des boutiquiers qui vendent des émissions venues d’ailleurs par ses propositions alléchantes provoque un complexe chez ses concurrents. Il en est un qui pour ne pas être en reste, avise en douce ses clients que sur tel ou tel canal (118 ou 119) ils peuvent suivre tous les matchs du Mondial. Que nenni ! Des chaînes africaines qui n’ont pas mieux négocier que la TVM la possibilité de transmettre du direct.

Il faut se rendre à l’évidence et se faire une raison : les spectacles du Mondial ont atteint un stade de chèrté qui sanctionne les pays comme Madagascar et renvoie leurs populations à se satisfaire des resucées en différé. Inutile de croire que ça ira en s’améliorant, la Coupe du Monde de 2026 dont l’organisation vient d’être attribuée au trio USA-Canada-Mexique promet de donner encore plus d’importance au fric, un des arguments qui a fait basculer la décision en faveur de ce trio face au Maroc repose sur le montant du C.A. annoncé pour la FIFA, 18 milliards contre 9.

Néanmoins l’occasion se prête à discuter de ces contrats léonins qui lient les consommateurs aux marchands d’émissions venues de l’étranger. Il faut dire qu’en raison des différences de moyens les chaînes locales ne rivalisent pas avec les télés étrangères, on ne saurait ainsi critiquer les gens aisés qui ne se privent pas de s’y abonner. Justement ils sont maintenant assez nombreux pour pouvoir peser sur les fournisseurs de ces services et ne pas permettre à ceux-ci d’imposer leur seule loi. Ceux-ci ne se gênent pas de couper des plages entières d’émission sur des chaînes auxquelles le consommateur a souscrit un abonnement. Inutile d’imaginer un peu de civilité de leur part pour prévenir et s’excuser. Ainsi par exemple le week-end dernier, écran noir sur le canal qui diffuse la 3 de Télévision France. Demander des explications de ces coupures aux boutiquiers n’obtient de réponse que : «TF1, Bein Sport, ou autre» en ont décidé ainsi. Le consommateur lui n’a jamais négocié avec ces chaînes, c’est le fournisseur qui a négocié au plus bas sans en aviser son client. Parfois il y a tromperie sur la marchandise et les consommateurs non organisés n’ont qu’à la boucler.

Léo Raz

 

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