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Mémoire de fin d’études : régionalisation de l’enseignement

Mémoire de fin d’études   : régionalisation de l’enseignement

Un jeune étudiant de l’Ecole normale supérieure de l’université de Toliara, Michelson Tahina Tsibeny, a obtenu son diplôme de Licence de l’enseignement supérieur, en apportant une réflexion sur la régionalisation de l’enseignement dans sa mémoire.

Michelson Tahina Tsibeny a présenté son mémoire de fin d’études intitulé «Réflexion sur l’éducation comme facteur de développement, cas de la Cisco de Toliara I», mercredi dernier à Maninday.

Parmi les solutions proposées pour améliorer le système éducatif malgache, est la régionalisation de l’enseignement. «Il est primordial que chaque élève bénéficie d’une éducation adaptée et spécifique en prenant en compte la région dans laquelle il évolue, en sus de l’enseignement général. Une éducation qui se base sur le contexte socio-économico-culturel de chaque région», a-t-il proposé.

De ce fait, chaque région devrait avoir son propre calendrier scolaire. Et en cas d’bandon scolaire forcé, l’élève a au moins de quoi s’orienter dans sa vie professionnelle. Par exemple, à Toliara, dont la majorité de la population sont des pêcheurs, une formation dans le domaine de la pêche devrait être insérée au programme dès le niveau primaire.

Hausse du taux d’abandon scolaire

Dans la deuxième partie de son mémoire, Michelson Tahina Tsibeny a relevé que, malgré le taux de scolarisation avoisinant les 65% à Toliara, le taux d’abandon scolaire atteint toutefois 40%, rien qu’au niveau du primaire.

«Ce taux augmente encore au niveau du secondaire et la majorité des démissionnaires sont du sexe féminin», a-t-il indiqué. D’expliquer par la suite que «La situation d’indigence vécue par 70% des familles dans cette région en est la principale source. Au cas où les moyens des parents sont limités pour payer la scolarité de leurs progénitures, les  garçons sont privilégiés». Le montant inabordable des écolages dans les établissements privés, notamment les écoles confessionnelles, ne fait qu’aggraver la situation.

Dégradation du système éducatif

Notre jeune étudiant a aussi mis en cause la politique éducative à Madagascar comme étant indissociable à cet abandon scolaire. «Les réformes de la politique éducative malgache depuis 1991 jusqu’à nos jours, allant du PNAE, le plan national d’EPT, à l’engagement N°3 du MAP qui s’intitule transformation de l’éducation, n’ont jamais atteint leurs objectifs. Cela, malgré les ambitions des dirigeants qui se sont succédé», a-t-il souligné.

Recueillis par Sera R.

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