Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique : inconscience source d’insulte

On ne peut pas dire que les « Rendez-vous du Président », encarts périodiques dans nombreux organes de presse, constituent toujours des publications frappées au coin du bon sens. Pour parler vrai elles sont destinées à communiquer en faveur du Président. En soi la formule n’est pas la mieux adaptée à ce dessein, comme si le président devait lui même faire « son aricle » tel un vantard qui se répand en autosatisfaction. Sûr pourtant que même si ça s’intitule rendez-vous du président, les paroles ne sont pas les siennes, l’auteur enclin à faire du zèle se lâche à certains endroits et ne parvient pas à se gendarmer pour ne pas verser dans la dithyrambe.

C’est fait pour convaincre, mais le style et le ton ne prêchent qu’aux convaincus. Pauvre président ! Certes il n’est pas à plaindre, mais le constat est quand-même là, il a voulu embrasser une responsabilité dont il n’a pas les moyens pour bien l’étreindre. Et ce n’est pas à s’être entouré de courtisans qu’il aurait pu compenser ses manques. Évidemment ça ne pouvait aller que de mal en pis, la dernière édition du « rendez-vous du Président » suffit à elle seule à expliquer la désolante actualité. A se demander laquelle de l’arrogance ou de l’inconscience a poussé une initiative destinée à conquérir la sympathie du plus grand nombre, à prendre une dérive qui ressemble à une insulte.

On aurait pu croire que la Haute Cour de Justice était le sujet qui fâche, l’immobilisme assimilé à une mauvaise volonté pour rendre fonctionnelle cette juridiction a été le motif de la requête déposée pour demander la destitution du Président. Acculé, en deux coups trois cuillères à pot celui-ci il réussit la performance de réaliser ce qu’il a été incapable de faire en quatre ans. Et dans le rendez-vous il s’en vante ! Comme si on devait à sa seule détermination l’établissement d’un état de droit par la mise en place de cette HCJ qui signe la fin de l’impunité. Une arrogance que l’opinion considère gifle insultant la lucidité du peuple. Sa position étant déjà suffisamment inconfortable les gens en rigoleraient presque, d’autant que dans le public la rumeur attribue ce genre de comportement à des individus emplis de suffisance qui ne parviennent même pas à se rendre compte ô combien leurs maladresses révèlent leurs insuffisances. En l’espèce se dévoile au grand jour l’ignorance de l’art en politique, défaut suffisant pour disqualifier à assumer des responsabilités politiques.

Léo Raz

 

Les commentaires sont fermées.