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Manifestations politiques régionales : le gouvernement se contredit

Manifestations politiques régionales  : le gouvernement se contredit

Le gouvernement se ridiculise une fois de plus. La note signée par le Premier ministre interdisant les manifestations dans les régions aurait été modifiée au sein du gouvernement. La désobéissance et l’insubordination sont-elle en train de prendre racine au sein du gouvernement Mahafaly ?

«Conformément aux dispositions de l’ordonnance n° 60-082 du 13 août 1960 relatives aux réunions publiques et aux manifestations sur la voie publique, toute réunion publique et toute manifestation sur la voie publique n’ayant pas obtenu l’autorisation préalable du Représentant de l’Etat territorialement compétent sont interdites sur toute l’étendue du territoire. Par ailleurs, en matière de préservation et de maintien de l’ordre public, l’octroi de l’autorisation de tenue d’une réunion publique et d’une manifestation sur la voie publique dépendent de l’appréciation des risques et des menaces éventuelles à l’ordre public, pour chaque demande, au vu des circonstances normales ou exceptionnelles qui prévalent. Le présent communiqué annule et remplace le communiqué de presse du Conseil du Gouvernement sur le même sujet en date du 08 mai 2018». C’est la teneur du communiqué signé par Olivier Mahafaly Solonandrasana le 19 mai dernier, publié sur le site de la Primature.

Pour rappel, le communiqué du 8 mai dernier  stipule que «des consignes fermes ont déjà été données aux diverses provinces pour interdire toute manifestation politique sur la voie publique. Et ce, pour préserver l’ordre public et pour maintenir la sécurité des personnes et des biens». Et ce communiqué a été signé par les deux porte-paroles du gouvernement.

Deux communiqués émanant d’un gouvernement, mais dont le sens n’est pas le même. Ce qui en dit long sur l’ambiance qui règne au sein de l’Exécutif actuellement.

En tout cas, ce sont les députés qui gagnent le plus dans les deux cas. Car avec le premier communiqué mentionnant une interdiction, le Conseil d’Etat a prononcé le sursis à exécution de la décision, donnant ainsi l’autorisation aux mouvements de se tenir dans les régions. Maintenant, avec le nouveau communiqué signé officiellement par le chef du gouvernement, il n’y a pas lieu de statuer pour le Conseil d’Etat car finalement la requête des députés n’a plus sa raison d’être.

Selon les informations, c’est la Direction de la législation et du contentieux (DLC) au niveau de la Primature qui a fait part du communiqué considéré comme l’original au Conseil d’Etat, hier.

Avis partagé

En tout cas, les députés ne crient pas encore victoire. La finalité de ce mouvement mené depuis déjà un mois est la déchéance du chef de l’Etat. Tout dépendra ainsi de la décision de la HCC qui semble encore prendre tout son temps depuis le dépôt de cette requête et la remise du mémoire en défense déposé par les parlementaires vendredi dernier.

Certaines indiscrétions ont permis de savoir que l’avis des 9 juges constitutionnels est partagé entre donner raison à la requête des députés 73 qui semble être en bonne et due forme et jugée recevable et justifiée par la loi, et la pression émanant du team Rajaonarimampianina d’autre part.

Il faut rappeler que la HCC est actuellement composée de 9 membres dont deux désignés par l’Assemblée nationale, deux par le Sénat, deux par le Conseil supérieur de la magistrature et trois par le président de la République.

En tout cas, les députés ne se laissent pas intimider par le nombre des juges qui pourraient être acquis à la cause de Hery Rajaonarimampianina. Ils maintiennent la pression. Hier encore, ils ont poursuivi leur sit-in devant l’institution qui apparemment,  n’est plus entourée de ruban rouge.

Rakoto

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