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Chronique : insécurité tous azimuts

Insécurité au sens large, escalade de violence avec d’une part multiplication et démultiplication materiae et géographique des actes de grand banditisme organisé, et d’autre part recrudescence d’une petite délinquance accompagnée de plus en plus de brutalité ; insécurité en raison d’une banalisation de la corruption dont non seulement celle opérée à grande échelle (au niveau des dirigeants) mine les richesses du pays mais qui au niveau des administrés tout en tenant le quotidien de chacun en otage a fini par être familière à tous jusqu’à paraître comme un sésame permettant d’ouvrir les portes avant de jouir de ses droits ; insécurité alimentaire qui affame à toute heure une majorité de la population… N’en jetez plus la coupe est pleine jusqu’à verser sans le vouloir dans le mélo. Pourtant on aurait mauvaise grâce à ne pas ajouter à cette litanie des plaies de Madagascar, l’essentielle qui nous brûle actuellement, l’insécurité des lendemains. Certes on la connait déjà, elle frappe et a frappé nombre de générations face à un horizon bouché, mais elle se fait purulente en cette période pré-crise. Insécurité du futur immédiat : demain, cette semaine, d’ici la fin d’année, sont suspendus à la sagesse et à la générosité des deux camps politiques en guerre. Lorsque l’on prend en compte que sagesse et générosité ne sont pas des qualités qui les caractérisent il y a de quoi appréhender davantage demain, après-demain et les surlendemains.

 Or la population perd patience jusqu’à s’opposer à l’idée d’une autre période de transition. Dans les circonstances qui sont, seules les élections semblent offrir une solution idoine. Malheureusement, même si l’unanimité se plait à plébisciter la démocratie, nombreux en prenant la démocratie comme prétexte prêchent en faveur de formules qui trahissent la démocratie. Ainsi apparaissent de nouveaux apôtres qui roulent pour retarder les échéances des élections. Prétendant rendre au peuple le pouvoir ils annoncent indispensable l’organisation d’un « dialogue national » au préalable. Comme si il s’agissait d’une formule que l’on n’avait pas encore expérimentée et dont on ignore l’escroquerie inhérente. Juste une tentative pour les recalés des élections précédentes pour se remettre en selle. Le pays dispose d’instance légale, l’assemblée nationale, pour entamer de façon démocratique les débats nécessaires à entreprendre des élections crédibles, en tous cas mieux qu’une vague « assemblée de concertation » au sein de laquelle la désignation des membres relèverait fatalement d’arrangements illégaux et de combines illégitimes.

Léo Raz

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