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Chronique : la sortie est à mi-chemin

Le pays traverse une période périlleuse, c’est une lapalissade que de le dire encore qu’il n’est pas inutile de le rappeler tant avec le temps la situation plus qu’à se détendre semble s’aggraver. La raison invite à trouver au plus vite une solution, attendre le pourrissement outre le fait de prolonger les moments d’incertitude, ne trouverait d’issue qu’au prix lourds sacrifices sans garantie d’une possibilité de mettre en place un système durable respectueux de la démocratie, conforme aux principes républicains.

Suite à la conclusion de la Haute Cour Constitutionnelle qui en quelque sorte légitime les raisons invoquées par les 73 députés pour justifier leur mouvement, ces révoltés trouvent raison à poursuivre leur combat et même à élever le niveau de leurs prétentions. La possibilité de réexaminer les lois électorales dont l’adoption a été à l’origine de cette contestation, ne semble plus suffire à éteindre les feux de la colère. De son côté quelques semaines le pouvoir a accumulé des maladresses dont la commission témoigne d’une nullité à gouverner. Désormais il cesse d’être maître du jeu,  impuissant à agir comme l’exige l’exercice du pouvoir il est réduit à réagir et à avaler des couleuvres plus grosses que celles qu’il disait ne pas tolérer : accepter la révision des lois qu’il a pourtant fait adopter de force en utilisant les pires subterfuges, un recul significatif; tolérer les manifs autrement plus révoltées que celles interdites, des pieds de nez au quotidien. C’est que la donne a changé, des cadavres séparent les deux camps. Les organisateurs des manifs ont poussé à la faute leur adversaire. Ils auraient eu besoin de martyrs qu’il appartenait au pouvoir de savoir maintenir l’ordre en exigeant des responsables de ne pas verser dans toute forme de répression et surtout d’éviter toute forme de brutalité qu’on pourrait leur reprocher.

Si grave que soit la phase actuelle que traverse la IVième République, elle n’est que la conséquence logique d’une série de défaut » dès son apparition.

On a fêté ses anniversaires avant qu’elle n’ait été appliquée. Le premier président l’a été par défaut, même dans son camp. La majorité présidentielle n’est qu’une vue de l’esprit, à défaut d’avoir présenté un seul candidat le parti présidentiel apparu après les élections réussit le miracle de former un groupe alors que la constitution interdit la migration politique durant un mandat. Un fonctionnement à côté de la plaque que représente la constitution. Comment y mettre un terme ? Dur dur, mais ce n’est sûrement ni par une escalade de surenchères, ni par une réconciliation faite d’hypocrisie.

Léo Raz

 

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