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    Malformation congénitale : 700 enfants par an naissent avec un pied bot

    Malformation congénitale  : 700 enfants par an naissent avec un pied bot

    700 enfants naissent avec un pied bot à Madagascar chaque année, selon une estimation issue du congrès international de médecine physique et de réadaptation, à l’hôtel des Thermes à Antsirabe, la semaine dernière.

    «Cette malformation congénitale est devenue un problème de santé publique. Rien qu’au cours de notre descente effectuée dernièrement à Fianarantsoa, nous avons découvert 102 cas en une semaine», a déclaré la présidente de l’Association de médecine physique et de réadaptation de Madagascar (AMPR Mada), Irène Randriamampianina. Dans la majorité des cas, les garçons sont plus touchés que les filles.

    Sans traitement, la déformation demeure et entraîne une incapacité physique avec un grave handicap social et affectif pour le patient. «Cependant, des études chez les adultes montrent que ceux traités, selon la méthode Ponseti, ont des pieds tout aussi forts et sains que les autres», a fait savoir la présidente de l’AMPR Mada.

    Hausse du coût du traitement

    Une hausse du coût est actuellement constatée dans le traitement orthopédique du pied bot. Elle est due essentiellement au prix du plâtre qui était de 3 000 ariary l’unité, il y a deux ans, contre 10 750 ariary actuellement.

    Or, une série de plâtrages est nécessaire toutes les semaines pendant environ un mois et demi. De ce fait, les familles des patients sont confrontées à la fois aux coûts directs relatifs à l’achat des plâtres et l’attelle, ainsi qu’ aux coûts indirects comme les frais de transport, d’hébergement et la nourriture.

    Pour le traitement orthopédique d’un seul pied, il faut compter environ  580 000 ariary et 775 000 ariary en cas d’intervention chirurgicale. Et le double si on traite les deux pieds. Une somme largement au-dessus des moyens de la majorité des familles, qui sont en général issues d’un milieu rural et défavorisé. Ces dernières ne peuvent que se résigner. Il faut dire aussi qu’à cause des croyances traditionnelles et en l’absence d’informations éclairées, des familles renoncent à lutter contre cette maladie car, pour elles, c’est une fatalité à laquelle il faut se résigner.

    Sera R.

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