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Vanille de Madagascar : le kilo autour de 400 euros et la criminalité grimpe

Vanille de Madagascar  : le kilo autour de 400 euros et la criminalité grimpe

Aujourd’hui, la vanille est devenue l’épice la plus chère du monde après le safran au point d’être classée comme une denrée précieuse. Le kilo se négocie autour de 400 euros. Non seulement, cette flambée des prix a réveillé la concurrence, mais a également fait grimper la criminalité dans l’ensemble de la filière.

«Le Monde dans votre Radio», une émission animée par Sophie Larmoyer sur Europe,  le 9 avril dernier a  mis en évidence «La vanille de Madagascar, l’épice de toutes les convoitises». Les prix de la vanille de Madagascar ont décuplé ces cinq dernières années. Ce qui devrait être une aubaine, mais qui tend cependant à entraîner des «guerres de la vanille à Madagascar», selon la station.

Les aléas climatiques, notamment les cyclones, ont affecté certaines récoltes et entraîné la rareté de la denrée. Mais une tout autre réalité surgit également. Europe 1 cite que : «La criminalité a grimpé en flèche. Les voleurs de récoltes sévissent, les cultivateurs se défendent et tout ça finit souvent dans le sang à coup de machettes. Certains négociants recrutent même des gardes armés pour surveiller leurs entrepôts et escorter la marchandise jusqu’à l’aéroport. Une connexion s’est faite avec une autre mafia, celle qui trafique le bois de rose, une essence rare et protégée, très prisée en Asie. Le marché de la vanille étant très dynamique, les trafiquants de bois de rose l’ont investi pour blanchir leurs fortunes. Souvent avec la connivence de politiques locaux qui se servent au passage».

Par conséquent, les producteurs cherchent à rentabiliser leurs plantations en optant pour la récolte précoce de leur vanille ou encore l’emballage «sous vide» pour augmenter la masse,  ce qui nuit à la qualité des produits et en même temps à la réputation de la «vanille de Madagascar».

Les prix réveillent la concurrence

Or, la concurrence commence à se faire sentir sur le marché. Les Pays-Bas ont par exemple appris à maîtriser la culture de vanille sous serre, avec un rendement, une qualité et une traçabilité qui promettent d’être supérieurs aux cultures classiques.

Les dernières statistiques en date montrent qu’en 2017, Madagascar produisait 82 % de la vanille mondiale (1.500 tonnes) devant l’Indonésie (5 %), l’Ouganda (4 %), la Papouasie-Nouvelle-Guinée (3 %), l’Inde (2 %), les Comores (1 %), le Mexique (1 %), la Réunion (0,53 %), Tahiti (0,26 %) et Tonga (0,21 %).

La filière représente aujourd’hui 5 % du PIB de l’île qui a vu ses recettes d’exportation passer de 58 millions de dollars en 2000 à 114 millions de dollars en 2014, soit près de 39% de la valeur mondiale du marché à l’export.

Avec la montée en puissance de la fabrication de la vanilline synthétique, la vanille malgache, dont l’offre était déterminante pour l’industrie, pourrait être confrontée à des choix décisifs dans les prochaines années pour assurer sa survie. Les perspectives de croissance et de rentabilité s’annoncent nettement plus réduites sur le long le terme pour l’industrie.

Arh.

 

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