Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Madagascar il y a 100 ans

L’exportation à la Réunion et à Maurice

Des commerçants de la place, ayant obtenu l’autorisation d’exporter à la Réunion et à Maurice diverses denrées, les avaient achetées à des prix assez élevés afin de pouvoir les embarquer par le Djemnah qui quitte Tamatave le 10 courant.

Mais, au dernier moment, le vide du Djemnah ayant été réquisitionné par la Colonie, ils ne pourront expédier leurs marchandises que par un prochain courrier qui, pense-t-on, ne sera sur notre rade que dans deux mois au plus tôt.

Ce retard leur cause naturellement un grand préjudice.

Comme, parmi les denrées à exporter, il en est de périssables telles que maïs, riz, etc., ces commerçants ont signé hier une pétition qu’ils vont envoyer au Gouverneur Général afin que ce dernier veuille bien réquisitionner le Sidon pour transporter leurs marchandises à la Réunion et Maurice.

À la dernière heure, nous apprenons que M. l’Administrateur-Maire a déjà signalé à M. le Gouverneur Général le tort énorme que cause aux commerçants le manque de fret. Quant à la pétition faite par eux, il est disposé à l’appuyer de tout son pouvoir.

Naufrage

Le 6 courant, la pirogue Papillon appartenant à M. Le Roy de Ste-Marie transportait un certain nombre de passagers, parmi lesquels son propriétaire, et 1 700 kilos de marchandises diverses.

Secouée par les vagues, la pirogue chavira et M. Le Roy réussit à gagner à la nage le rivage, ainsi qu’un matelot et plusieurs autres passagers.

4 hommes, 1 femmes et 1 enfant ont disparu dans ce naufrage. C’est 3 jours après que la pirogue a été retrouvée, contenant seulement quelques sacs de marchandises.

Au marché

Depuis quelque temps, la viande de bœuf sur notre marché est plus abondante et de meilleure qualité.

À huit heures du matin, on peut encore se procurer des morceaux de choix.

Les bouchers de la ville disent que les marchands de bœufs, voyant que la réquisition qu’ils attendaient ne fonctionne pas, consentent à vendre leur bétail au premier acheteur qui se présente.

Nous pensons que cela durera longtemps, à moins que M. Gasparin et sa suite ne viennent y mettre le holà !

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

Les commentaires sont fermées.