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Réunion sur l’insécurité : l’Exécutif à court de stratégie

Réunion sur l’insécurité  : l’Exécutif à court de stratégie

A la veille de la fin du mandat présidentiel, le gouvernement tente de se rattraper en réunissant les responsables touchés par le fléau de l’insécurité.

Une initiative tardive. Comme toujours, les responsables étatiques essayent de faire bonne figure auprès de l’opinion pour évoquer des sujets sensibles, dont l’insécurité, hier. Au final, soit rien de concret ne sortira de cette rencontre, soit les décisions seront remises au placard et les responsables étatiques attendent qu’un évènement survienne pour les évoquer.

Contrairement à ce que le gouvernement tente de communiquer, en effet, il n’a pas daigné prendre en considération les multiples appels lancés par la société civile, les politiciens et les citoyens sur le problème d’insécurité. Depuis hier, les décideurs nationaux, en l’occurrence le Premier ministre et non moins ministre de l’Intérieur, le ministre de  la Justice, le ministre de la Sécurité publique, le ministre de la Défense nationale, le Secrétaire d’Etat chargé de la gendarmerie et les staffs dirigeants de ces ministères se sont réunis à Mahazoarivo pour un atelier de deux jours en vue de cerner les réels problèmes touchant l’insécurité.

Fausses nouvelles

A priori, la réunion ressemble plutôt à  une mesure de façade. Et pour cause, le Premier ministre n’a fait que réitérer ce que tout le monde sait déjà, notamment les causes de ce phénomène. «L’une  des causes de l’augmentation de ce fléau est le manque de coordination entre les responsables au niveau des ministères respectifs. C’est le moment de rattraper ces erreurs», a déclaré Olivier Mahafaly Solonandrasana, hier. Ce qui n’est pas a priori une révélation car cela été déjà abordé à plusieurs reprises. Plus encore, selon lui, l’insécurité se présente sous plusieurs formes, notamment la propagation de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, cela rend difficile d’instaurer l’apaisement au pays. Sauf que la propagation de fausses nouvelles en question, c’est aussi l’apanage des proches du régime.

Ce n’est en tout cas pas la première fois que des réunions sur l’insécurité se tiennent  à Mahazoarivo. Plusieurs communications sorties des réunions hebdomadaires du gouvernement évoquent d’ailleurs le sujet, notamment lorsque des situations difficiles surviennent tels que les cas de kidnapping ou encore l’attaque des «dahalo». Sauf que les stratégiques pour contrer ces fléaux se font toujours attendre. Quoi qu’il en soit, à la veille des élections, la tenue de cette réunion n’est sûrement pas le fruit du hasard car elle pourrait servir de rampe de lancement à d’éventuelles interdictions.

Rakoto

 

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