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Madagascar il y a 100 ans

Mgr Cazet

Nous avons eu le regret d’annoncer la mort de Mgr Jean-Baptiste Cazet, de la Compagnie de Jésus, vicaire apostolique de Madagascar central. À 91 ans sonnés, ce vieil évêque avait bien gagné sa part de paradis.

Arrivé à Tananarive en 1864, il vit les pénibles débuts de la mission ; il la laisse, partagée entre quatre vicariats, et comptant, pour l’Imerina seulement, 275 000 chrétiens. Les semailles ont été fécondes. Mais quels travaux et quelles sueurs, quelles angoisses et quels orages connut l’infatigable semeur ! Pendant plus de cinquante ans, et jusqu’à sa dernière heure, il a provoqué, par l’exemple, l’ardeur de la troupe qui partageait ses labeurs. Peu d’ouvriers apostoliques ont eu une carrière aussi active et aussi longue. Fidèle à la prière, énergique dans l’effort, résolu dans les affaires, confiant en Dieu plus qu’on ne saurait le dire, Mgr Cazet fut un missionnaire admirable. Et nul, à Madagascar, ne servit la France comme lui.

Lorsqu’il devint évêque en 1885, il prit pour devise ces mots d’Isaïe : Audite insulæ. Sa voix, qui semble s’éteindre dans la mort, prendra, du haut des cieux, plus de portée et de force, pour ébranler vers l’Évangile cette île de Madagascar qu’il a tant aimée.

La Croix

À la manière d’Andrianampoinimerina !

Le gouvernement se décide à poursuivre les spéculateurs, un peu tard dirons-nous, car le prix des denrées atteint des prix scandaleux.

Andrianampoinimerina, le fondateur et le législateur de la nation hova, celui qui la délivra du joug des Sakalaves, avait une façon plus expéditive d’enrayer la spéculation, façon plus efficace aussi, mais qu’on n’osera peut-être pas employer en France.

Les ukases du grand roi malgache visaient aussi bien les spéculateurs que les paresseux. L’histoire nous a conservé le texte d’une proclamation qu’il adressa à des fokonolona dont il n’était pas satisfait : « Les prix augmentent scandaleusement dans votre faritany ; vous ne travaillez pas assez ; si les prix ne baissent pas immédiatement, je vous fais piller par mes soldats. »

Ce langage énergique produisait son effet immédiatement. Ceux qui cachaient leurs marchandises les apportèrent sur le zoma et ceux qui avaient haussé leurs prix les baissèrent aussitôt.

Si on essayait tout de même d’appliquer aux Halles la méthode d’Andrianampoinimerina !…

Le Courrier colonial  

www.bibliothequemalgache.com

 

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