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Pérégrinations hebdomadaires : pour une rédemption

Un signe fort auquel peu de personnes daignent accorder importance, d’autant plus que si le peuple chrétien célèbre la résurrection du Christ, les plus hautes autorités du pays n’ont et n’ont eu de cesse à vouloir enterrer le souvenir des événements du « 1er  Avril 71 », théâtre du martyr de milliers d’innocents. En cette année 2018 les dates anniversaires de ces deux événements coïncident. Au-delà de n’y lire qu’un simple signe, on pourrait chercher à y puiser un peu d’espoir et prier le ciel d’insuffler un peu de sagesse. Ces temps-ci, sentiment espoir et qualité sagesse font cruellement défaut si on se réfère à l’actualité du pays.

Un devoir de contrition

Les chrétiens ont conscience que la rédemption n’est pas un don gratuit, le rachat se mérite. Pour la dignité du pardon qu’il demande le pécheur doit faire acte d’humilité en exprimant un sincère repentir pour les fautes commises,  ils le manifestent en précédant les Pâques d’une période de carême, un temps de repentance et de pénitence. En ce qui concerne la pénitence faite de restrictions et de privations, même si ça n’a jamais été de gré mais par la force des choses, la population a suffisamment donné. Par contre, question de faire examen de conscience, de reconnaitre leurs fautes, et de demander pardon, les hautes autorités hautement responsables de la situation de misère et d’insécurité dans laquelle se débat le peuple, ne s’en sont jamais souciées, ou du moins ces gens-là n’ont jamais dit le regret de leur légèreté, de leur incompétence, de leur inconduite, de leur irresponsabilité, et de plus et plus encore, autant de fautes qui ont entrainé et continue à pousser tout un peuple au bord du précipice. Et ça continue. Les atermoiements lors de la confection des projets de lois électorales, les marchandages que l’on devine avant l’adoption de ces projets en lois, suffiraient à faire scandale. Mais scandale il n’y a pas. S’il fallait se scandaliser de tous les faits et actes qui dénotent d’un manque coupable de rectitude on ne sortirait pas d’une atmosphère pestilentielle en permanence, il n’est pas besoin d’en faire scandale pour que de lui-même l’air soit suffisamment lourd de puanteur. Il serait toutefois aventureux de croire que la population est oublieuse. Pour avoir si longtemps souffert et pour continuer à subir les résultats des inconséquences du pouvoir, les gens ont cessé de chanter « j’y pense et puis j’oublie », à l’inverse ils expriment la hâte d’envoyer leur réponse aux expéditeurs de leurs maux, se préparant à glisser dansles urnes une surprise salée, portant en mention un « sans retour » insolent.

L’attente d’une rédemption

Au sein de la population des individus qui se veulent être perspicaces tiennent des discours qui disqualifient de si tôt ceux qui ont fauté et qui s’entêtent à ne pas vouloir le reconnaitre. Dans leurs propos ils expriment la conviction que le changement ne peut venir des gens qui du haut de  leur superbe ne s’aperçoivent même pas de la misère que vit en majorité le peuple et dont ils sont au moins partiellement responsables. Pire, parfois bêtes par excès de suffisance, ils vont jusqu’à faire l’article de leur bilan sans prendre en conscience les insuffisances, cause de l’échec que l’opinion sanctionne d’une note très inférieure à la moyenne, accompagnant ce désagrément de la remarque « ne peut pas faire mieux, doit changer d’orientation ».

Dans cette perspective le sacrifice des victimes lors de la répression de la « jacquerie du 1er Avril 71 » devrait faire prendre en mémoire que du sang a déjà été versé, et que les populations attendent le miracle d’un changement plus de quarante ans après, non pas par une expiation des fautes, mais par l’identification des erreurs et manquements pour que ne meure pas la population.Il n’est même pas question de leur infliger une sanction autre que celle de les vider du pouvoir pour que règne un autre état d’esprit afin que puisse s’opérer un changement de gouvernance.

Les gens se doutent déjà que les nombreux candidats pour appâter les électeurs vont présenter diverses formules les unes aussi alléchantes que les autres, mais rares sont ceux qui penseront changer l’état d’esprit pour gouverner, pourtant la transformation radicale de la mentalité des gens au pouvoir reste le seul gage pour opérer un changement à tous les niveaux et dans tous les secteurs d’activité. Qu’ils en furent responsables ou non, les candidats gagneraient à identifier les erreurs et fautes et à les révéler publiquement, dès fois qu’ils se savent responsables ou complices (actifs ou passifs)  alors qu’aussi publiquement ils fassent amende honorable devant le peuple exprimant le regret de leurs péchés, à compter des plus petits écarts jusqu’aux pires des forfaits, par exemple comme celui d’avoir piqué dans la caisse tout autant que celui d’avoir omis de défendre les intérêts du pays pour servir des profits étrangers enayant cédé aux charmes des sirènes accompagnés de cash autant discret qu’acquitté rubis sur ongle.

Léo Raz

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