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Malnutrition aigue : une rechute à craindre dans le Sud

Malnutrition aigue  : une rechute à craindre dans le Sud

Grâce à l’intervention et l’appui des différents partenaires, dont l’Unicef, la situation se redresse petit à petit, mais les menaces planent toujours.

La malnutrition aiguë touchant des milliers d’enfants, commence à être maîtrisée dans la partie Sud du pays, plus précisément à Androy. C’est le cas de la commune rurale de Nikoly, dans le district de Tsihombe, où le taux de malnutrition a connu une nette diminution d’après les statistiques du CSB 2 local.

«Une centaine d’enfants victimes de malnutrition aiguë ont été pris en charge depuis 2015 au sein du Centre de récupération  nutritionnel  au niveau sanitaire (Crenas) de l’hôpital. L’effectif était réduit à une dizaine au mois de janvier pour descendre jusqu’à cinq en février», a témoigné le chef CSB 2 de Nikoly, Tsida Dieu Donné Randriantsiafara. Et d’ajouter qu’«aucun cas de décès n’a été notifié depuis trois ans».

Rechute

Malgré ces résultats encourageants, les risques de rechute ne sont pas à écarter dans les prochains mois si on se réfère aux conditions météorologiques actuelles, caractérisées par une insuffisance sévère de précipitations.

«En ce moment, la situation s’est quelque peu atténuée avec la récolte de graines de cactus, qui servent  d’aliment de substitut pour les ménages, en plus des produits agricoles mis en réserve l’an dernier», a indiqué notre source. La situation risque de devenir critique à partir du mois de mai dans la mesure où les prochaines récoltes s’annoncent mauvaises.

Suivi renforcé

Malgré ces indicateurs plutôt décevants, les efforts pour éviter le pire se poursuivent. Pour le cas de la commune de Nikoly, le système de suivi et de prévention vient d’être renforcé aussi bien au niveau du CSB que dans les communautés. C’est ainsi que des dépistages périodiques sont opérés, notamment au niveau des villages, en collaboration avec les Agents communautaires (AC). Non seulement, ces derniers font un rapport de la situation au niveau du CSB, mais ils sont aussi chargés d’éduquer les parents en matière de nutrition.

En sus, en partenariat avec l’Unicef ou encore l’OMS, six cliniques mobiles, dont  quatre de l’Unicef, interviennent dans des fokontany éloignés. Outre la campagne de prévention, les soins, les vaccinations de routine ou encore les Consultations prénatales (CPN), ces cliniques mobiles initient aussi la population à la planification familiale (PF). Notons que le CSB2 de Nikoly dessert plus de 63 fokontany dont le plus éloigné se situe à plus de 45 km.

Fahranarison

 

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