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Madagascar il y a 100 ans

Pour éviter à Madagascar la famine

Nos lecteurs ont gardé souvenance de la terrible crise rizicole dont la Grande Île a été le théâtre l’année dernière.

Afin de parer au retour d’une semblable calamité et aussi de toute crise alimentaire dont Madagascar n’est pas encore virtuellement affranchie, le gouvernement général de cette colonie a été amené à prendre diverses mesures, notamment celles qui concernent le commerce et la répartition du riz.

Nous avons mentionné en son temps l’arrêté du 2 octobre dernier, qu’en conseil d’administration, le gouverneur général avait pris pour réglementer, au mieux des intérêts de tous, la vente, la répartition et la consommation de cette denrée. Le texte de l’arrêté rendait obligatoire la déclaration des approvisionnements et conférait aux chefs de province le droit de décider par exemple que le riz ne serait mis en vente que sur les zoma.

Rappelons que cette innovation n’en était d’ailleurs pas une, puisque autrefois, au temps d’Andrianampoinimerina, cet usage était mis en pratique dès qu’arrivait la disette.

Pour réprimer la spéculation et l’accaparement, le gouverneur général a prévu des peines pouvant atteindre quinze jours de prison et 100 francs d’amende.

L’arrêté du 2 octobre dernier n’ayant provoqué aucune objection du département des colonies, M. Henry Simon a fait signer au président de la République, le 17 mars 1918, un décret aux termes duquel tout producteur, vendeur, dépositaire, détenteur ou propriétaire de riz, en paille ou décortiqué, sera tenu – en vertu de la loi du 20 avril 1916 – de faire la déclaration de ses approvisionnements.

Les fokonolona qui ne se prêteraient pas à cette mesure ou la fausseraient par une manœuvre quelconque seront punis des peines prévues sans préjudice des pénalités encourues personnellement par chacun des membres de la collectivité pour les faits délictueux dont il se sera rendu coupable.

Ce décret a paru au Journal officiel du 23 mars 1918.

Le Courrier colonial

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