Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Interdiction de circuler, de manifester… : dictature

Interdiction de circuler, de manifester…  : dictature

Annuler le décollage de l’avion du leader du Mapar, Andry Rajoelina. C’est la seule solution que le régime a pu trouver pour l’empêcher de se rendre à Mahajanga en vue de présider une manifestation autorisée. Le pays est maintenant dirigé par un régime dictatorial.

Le Mapar et ses partisans étaient déjà à l’aéroport de Mahajanga pour accueillir Andry Rajoelina hier. Ils ont en effet obtenu gain de cause auprès du tribunal administratif suite à la requête déposée aux fins

de sursis à exécution de la décision de la préfecture portant annulation de l’autorisation octroyée à la mairie pour l’inauguration d’une route et la remise d’un don aux jeunes.

Le maire Mohktar Andriantomanga ainsi que les Majungais étaient prêts pour la cérémonie mais il faut croire que le régime n’est pas à court des moyens, mêmes malhonnêtes.

L’avion privé transportant l’ancien président de la Transition n’a même pas pu décoller du tarmac d’Ivato, non pas pour des raisons techniques, mais suite à une décision du ministère des Transports. Le vol a été annulé, au motif de troubles possibles à l’aéroport de Mahajanga. Alors que dans ville des Fleurs, aucun signe de menace à l’ordre public n’a été observé. C’est la présence menaçante, comme en temps de guerre, des éléments des forces de l’ordre prêts à opprimer qui a étonné la population majungaise.

Le chef de l’Etat en personne !

Déterminé à se rendre dans la ville des Fleurs, l’ancien président de la Transition et sa famille ont décidé de prendre un avion commercial d’Air Madagascar. Mais au moment du décollage, le commandant annonce l’annulation du vol. Il y a anguille sous roche.

Cette fois, la décision viendrait directement du chef de l’Etat. Il est pourtant à noter qu’une délégation de la Confédération africaine de football (Caf) était à bord de l’avion devant rejoindre Mahajanga.

Andry Rajoelina a dû rebrousser chemin en laissant ses partisans dans la déception après un bref appel téléphonique. «Nous avons entrepris tous les efforts pour vous rencontrer mais nous avons été empêchés. Tôt ou tard, nous allons nous rencontrer», a-t-il expliqué à ses partisans.

A l’heure de la dictature

«C’est le retour de la dictature. Nous avons été interdits de manifester malgré le verdict du tribunal administratif», a-t-il souligné hier soir une chaîne privée de la capitale. «Peut-on voir dans la Constitution que l’on peut interdire un citoyen de circuler dans son pays ?», s’est-il  interrogé.

Malgré cela, ses partisans sont restés calmes : «On a essayé de nous provoquer mais nous avons su garder notre sang-froid».

En effet, le rassemblement s’est déroulé dans le calme malgré la présence des forces de l’ordre. Pour l’ancien chef de la Transition, le régime ne fait que montrer sa faiblesse. «Ceux qui pensent détenir la force mais qui ne l’ont pas essayent souvent de manipuler les lois pour s’accrocher à leur siège», a-t-il déploré avant d’ajouter que «Personne ne peut rester éternellement au pouvoir».

Entre dictature et manipulation, le régime ne fait que dévoiler encore plus sa peur bleue des opposants et la voix des urnes.

Rakoto

 

Une réponse à "Interdiction de circuler, de manifester… : dictature"

  1. soanavela  31/03/2018 à 17:09

    Eléctions ou pas éléctions, élus ou non réélus, attendons-nous à des coups fourrés de la part de ces deux entités soit-disant politiques ; quoiqu’il en soit, leurs vengeances mutuelles sont en train de se préparer en douce ; à NOUS, ELECTEURS, de bien analyser toutes situations qui se présenteront aux fins d’un choix réfléchi pour l’avenir de notre pays ; et ce, sans compter sur les appuis de telle ou telle puissance étrangère.
    C’est bien connu, on ne règle pas des problèmes avec ceux qui ont créé des problèmes, et on ne règle pas des problèmes politiques avec des solutions aux manières soldatesques.
    L’un ou l’autre de ces deux potentats ne mérite aucune reconnaissance nationale.

Les commentaires sont fermées.